Cerisiers épanouis à Roihuvuori

En quelques jours, comme annoncé, les festival de fleurs roses a revêtu son plus bel habit. D’abord frémissants, les célèbres cerisiers brillent à présent de mille fleurs, et redeviennent pour quelques jours l’attraction touristique du moment.

Je m’amuse beaucoup à observer un joyeux ballet hétéroclite et poétique.  Au delà du simple pique-nique sous les branches, les séances photos s’enchaînent : entre amoureux, future maman, lolitas à la touche manga, shooting de mode..

Je vous recommande vivement de venir admirer in situ cette merveille de la nature qui symbolise tant le renouveau du printemps et apporte de la douceur aux cœurs pour le moins troublés en ce moment..

Les cerisiers japonais de Roihuvuori

Je vous avais promis d’observer attentivement le fleurissement des fameux cerisiers japonais de mon quartier de Roihuvuori.

Aujourd’hui, ô joie, j’ai dégainé mon appareil photo !

Le printemps avance lentement mais sûrement, à la tendre verdure  environnante se mêlent à présent les premières fleurs roses… Gonflées à bloc, elles se préparent pour une entrée en scène remarquée au mois de mai  !

Je me réjouis par avance de l’aboutissement coloré de ce mini-reportage sur la beauté du renouveau de la nature, en toutes circonstances.

« Tout un poème »

Cette période aura eu raison de nous, pour nous rappeler à quel point nous n’avions plus de considération pour ce qui nous entoure. Dans beaucoup d’endroits de la planète, la nature reprend ses droits. Et elle nous met de nouveau au défi de la respecter. Aurons-nous compris? Nous laisserons derrière nous tous nos caprices, pour toujours avoir voulu le mieux, qui nous le savons et l’ennemi du bien.

Evènement « Tout un poème » de l’Institut français de Finlande

Alors quand au détour d’une conversation on m’a demandé de lire un poème pour cette rubrique proposée par l’Institut français, c’est naturellement que j’ai choisi de vous lire ce poème de Nashmia Noormohamed: Du Courage, écrit en 2017. Le courage, aujourd’hui nécessaire en cette période.

Bonne écoute!

Du Courage, de Nashmia Noormohamed, lu par Nelly, et autres poèmes: Chaîne YouTube de l’Institut français de Finlande

 

La guerre au virus ne se fera pas les doigts dans le nez

La guerre au virus ne se fera pas les doigts dans le nez.

Décidément, cette épidémie nous oblige à acquérir de nouveaux talents, comme ne pas se toucher le visage : incroyable, le nombre de fois où, autrefois, nous nous caressions le menton ou les lèvres, nous nous grattions le nez, nous nous frottions les yeux, sans mentionner les gestes secrets de nos vies d’avant.
Tout cela est du passé.
Certes la peur du virus est toujours là, et tant mieux car elles nous motive pour nous protéger nous et toute l’humanité par la même occasion : nous en apprenons tous les jours sur la contamination par gouttelettes catapultées par la toux et les éternuements et susceptibles d’atterir traîtreusement sur les emballages de produits alimentaires. Sauf qu’en fait, des aérosols seraient émis même en parlant ou en respirant, et que ces particules flotteraient gentiment, se déplaçant au grès des courants d’air. De plus, la différence entre gouttelettes et aérosols datant des années 50 seraient dépassées …
Tout cela nous plonge dans un abîme d’incertitude quant à la suite des évènements, la recherche pour juguler cette épidémie n’en étant qu’à ses balbutiements.
D’où une nouvelle vertu que cette situation nous permet de découvrir : la patience, la résilience, la confiance en l’avenir, malgré tout. Nous apprenons petit à petit à supporter notre fragilité et à comprendre encore plus que jamais, dans le meilleur des cas, que l’amour de nos proches est notre univers, notre île, notre forteresse.
De plus, quel plaisir pour 50% des télétravailleurs (chiffre tiré d’un sondage finlandais parû hier) de pouvoir profiter de leur intérieur, peut-être aussi de leurs proches et d’user leurs vieux vêtements préférés … Plus besoin de se demander que porter le lendemain, de faire les magasins, d’aller chez sa coiffeuse … Au diable les apparences, cela valant aussi pour nos petits et nos ados.
Haro sur les spectacles ou les bd gratuits en ligne – par exemple le cirque du soleil, Dargaud éditeurs, les opéras du monde entier nous permettent d’oublier le Covid-19 : une vraie manne de merveilles.
Car il semblerait que l’art et la musique soient actuellement les meilleures sources d’évasion.
Nous avons dû fournir des quantités d’énergie incroyables pour nous adapter au confinement, nous construire de nouveaux repères : dans mon cas, j’ai même fini par renoncer à aller faire mes courses moi-même et ai maintenant recours à www.kauppahalli24.fi et à kauppa.foodmarketherkku.fi.
Pour moi, faire des vocalises, regarder un opéra tous les 3-4 jours et écouter de la musique sont les nouvelles échappées que je parviens à m’octroyer. Je n’arrive pas à lire de littérature ou à continuer à apprendre le russe, mes activités quotidiennes d’avant la crise du coronavirus.
Là aussi un changement sans doute temporaire s’est produit malgré moi et il semblerait qu’un tel phénomène concerne bon nombre d’entre nous.
Le jour où ce satané virus sera jugulé, que restera-t-il de bon de cette expérience partagée par toute l’humanité ? Et si nous en rêvions ….
Prenez-bien soin de vous et portez-vous bien.

Astuce vestimentaire

C’est parfois lors d’une mésaventure que l’on adopte une nouvelle idée ou façon de faire ! C’est ce que j’avais envie de partager avec vous, suite au lavage par mégarde à 60°C au lieu de 30° d’un de mes pulls over…qui a fait le bonheur de ma fille puisqu’il est devenu parfaitement à sa taille ! Et qui souhaitait que je recommence avec d’autres pulls immédiatement !

Alors, en  ces temps de shopping restreint, non souhaitable ou tout simplement par manque d’envie, si certaines affaires (homme ou femme !) ne vous plaisent plus ou moins.. vous pouvez toujours essayer de leur donner une seconde vie 🙂

Le charme de Suomenlinna en hiver

Je vous l’accorde bien volontiers :  c’est l’hiver, et la neige n’est toujours pas au rendez-vous.. Qu’à cela ne tienne ! Pourquoi ne pas profiter des nombreuses navettes au départ de la place du marché d’Helsinki et s’offrir une petite échappée sur l’île de Suomenlinna? D’autant plus si vous avez une carte de transport HSL…

Cette île mérite le détour, à toute période de l’année, et même à la nuit tombante ! Que ce soit pour découvrir l’un de ses nombreux musées ou tout simplement se promener et se poser bien au chaud dans un café cosy . Je suis tombée sous le charme de l’un d’entre eux, le café Silo, que je recommande pour la qualité de ses produits frais, du service, et… de son café en provenance de l’île !

A n’en pas douter, une expérience du fameux sisu finlandais !

La Finlande sous toutes ses formes

A quoi reconnaît-on une intégration de plus en plus aboutie? Lorsque la Finlande s’invite au cœur de la cuisine, plaisir des yeux et des papilles garanti 🙂

Merci Nelly de m’avoir inspiré ce billet clin d’oeil !

Joies et désagréments d’automne-hiver …

Après le passage à l’heure d’hiver, nous voici revenus au temps « heureux » où l’on éprouve l’envie irrépressible de bâiller dès que le jour est tombé  …

Et dire que bientôt ce sera déjà à 4 heures qu’il fera « noir comme dans un sac », comme on dit en finnois.

De plus, il semblerait que dès 2021, nous resterons bloqués à l’heure d’hiver pour toujours, car c’est ce que souhaite une majorité de résidents finlandais.

Bref, comment faire pour rester éveillé, au sens propre et au sens figuré, durant cette période de « kaamos » relatif (manque de lumière), puisque cela ne se fait pas d’hiberner.

Bien sûr, on peut se gaver de douceurs, dormir plus longtemps, faire la fête, s’exposer consciencieusement à une lampe de luminothérapie pendant 30 minutes chaque matin.

Mais nombreux sont les psychologues pensant que le meilleur moyen de survie à cette période est de continuer à bouger, de faire de l’exercice physique (et mental), et de s’offrir régulièrement une bonne séance de rigolades avec ses copains et ses copines.

Pour la luminothérapie, plus encore que l’usage de lampes, il est bénéfique de s’exposer à la lumière extérieure du jour, aussi gris soit il. Car la perception que l’on en a de l’intérieur, ne rend pas justice au bien-être qu’elle apporte une fois que l’on a mis le nez dehors.

Pour ma part, je n’en attends pas moins et avec impatience le temps de l’Avent où les guirlandes led ou pas d’ailleurs, apparaîtront aux fenêtres … Quoi de plus romantique de découvrir son pâté de maison tout enluminé et comme transfiguré … Et les balades en pleine nuit avec une lampe sur le front, quelle aventure …

De plus, je viens de me découvrir un amour pour la douceur et le mystère enveloppant de ces journées de grisaille où je me sens comme protégée … et dispensée par exemple de trop vouloir ranger ou redécorer mon chez moi puisque « rien ne se voit » , les contrastes de couleurs s’amenuisant …

Finalement, pourquoi vouloir trop se battre mentalement contre cette période de repos forcé de la nature et contre l’effet somme toute bénéfique que cela a sur nous …

Après cet article d’humeur écrit pour m’exercer à me servir du blog, je me sens toute détendue et prête à vous retrouver nombreux, je l’espère, demain matin à Niittykumpu pour un bain d’oxygène, de lumière, de convivialité et de rires.