Nouvelle librairie Aleksanterinkatu 15

Suomalainen Kirjakauppa, Aleksanterinkatu 15

En me baladant samedi en centre ville avant de faire une autre promenade plus tard au cimetière de Hietaniemi pour la Toussaint finlandaise, j’ai découvert qu’il y avait une nouvelle Suomalainen Kirjakauppa au 15 de la rue Aleksanterinkatu.

Il y en a déjà pourtant une très ancienne au numéro 23, face à la statue des trois forgerons et qui a ouvert ses portes en 1912. À une époque où la concurrence de la vente par internet et des grandes surfaces fait disparaître bon nombre de librairies, il y a de quoi surprendre un peu..

Espace présentation

Quand nous avons signé le livre à la mémoire d’Arto Paasilinna, nous avions déjà découvert la nouvelle librairie Werner & Jarl, au 9 Lönnrotinkatu.  Pourtant, Stockmann qui était propriétaire depuis 1930 de l’autre grande librairie du centre ville, Akateeminen Kirjakauppa située Keskuskatu 1, l’a vendue en 2015 à Bonnier Books, pour semble-t-il, quelques problèmes de rentabilité.

Le café

Cette nouvelle librairie est assez grande. Elle possède en plus au premier étage un espace pour la présentation de livres avec leur auteur et un café avec vue sur la rue Aleksanterinkatu.

J’ai été particulièrement impressionné par l’étagère avec les œuvres de Marcel Proust en finnois ! J’aime bien les madeleines mais je ne suis plus à la recherche du temps perdu depuis belle lurette, et je m’inquiète un peu pour les futures ventes de cette librairie 🙂

Marcel Proust au mètre…

Cela dit, vendu au mètre comme dans la présentation, cela peu faire joli et cultivé sur une étagère de bibliothèque 😉 Mais trois grandes librairies à moins de 200 mètres l’une de l’autre, cela ne fait pas un peu beaucoup ?

 

Munkkiniemi-Espoo et retour

Le parcours du vendredi 26 octobre 2018

Ambiance hiver ce vendredi matin au terminus du tram 4, rue Saunalahdentie à Munkkiniemi. La température ressentie est de 0° C au « Cap du Moine » – traduction littérale de Martti 🙂 . Ce cap forme avec l’île de Kuusisaari (L’île aux épicéas), l’île de Lehtisaari (l’île aux feuilles) et Otaniemi une baie maritime presque fermée, la « large baie » de Laajalahti.

Bord de mer à Munkkiniemenranta

Notre parcours va dans l’autre sens en longeant le bord de mer en direction du nord-ouest de la baie. En attendant les derniers retardataires, – dont je fais partie – notre guide Sylvie accompagnée de son fidèle compagnon Barbouille fait découvrir aux présents les curiosités architecturales du quartier. Nous nous retrouvons tous rue du Hollandais – Hollantilaisenkatu – aux maisons très typées Pays Bas.

La plage du bois de Lankiniemi, vue vers l’Ouest

C’est parti pour notre balade de 8 km. Le chemin du bord de mer longe la rue Munkkiniemenranta – la plage de Munkkiniemi – dont l’autre côté est composé de superbes villas. Vue imprenable sur l’un des spots des habitués du kitesurf – en été, ou en hiver sur la glace !

La plage de Lankiniemi, vue vers l’Est, avec au loin à gauche, les hautes cheminées de Salmisaari

Nous quittons la « civilisation urbaine » au bout de cette rue pour le bois de Lankiniemi qui borde la baie. Et là, c’est une autre ambiance, celle d’une nature qui semble préservée – si l’on ne cherche pas dans le lointain les hautes cheminées de la centrale électrique à charbon de Salmisaari 😉

La passerelle pour l’île de Tarvo

Découverte d’une passerelle qui permet d’accéder à l’île de Tarvo. Chaque fois que je prenais l’autoroute de Turku je me demandais où était l’accès aux passerelles qui sont les seuls liens réels à cette petite île, l’autoroute ne faisant que la traverser. Merci Sylvie 🙂

Les pensées qui se prennent pour des violettes

La balade continue, toujours avec une allure rapide – pour nous réchauffer 😉 – et nous n’hésitons pas à franchir tous les obstacles derrière notre cheftaine de balade ! (photos suite privée). Une petite pause quand même devant « les pensées qui se prennent pour des violettes », commentaire avisé de notre mentor 😉

La roselière à l’extrémité ouest de Tarvo avec vue sur la 2ème passerelle

Au bout de l’île la deuxième passerelle apparaît, parallèle comme la première à l’autoroute de Turku. Elle nous indique que nous sommes déjà à Espoo. La petite île de Tarvo est partagée en son milieu avec Helsinki que nous venons de quitter.

Espoo, nous voilà !

Atterrissage sur la terre ferme d’Espoo à Pellavaniemi. Deux cents mètres plus loin nous découvrons le sauna à fumée de Tarvaspää, la maison-atelier du peintre Akseli Gallen-Kallela.

Le sauna à fumée de Tarvaspää

Le musée Ateneum d’Helsinki possède un certain nombre de ses œuvres dont le fameux triptyque « La Légende d’Aïno ». C’est le premier de ses tableaux consacrés au Kalevala. Il fait partie de la collection permanente du musée. Après #metoo, ce tableau qui représente le harcèlement du vieux Väinämöinen sur la jeune Aïno dévêtue n’est pas sans faire réagir certain(e)s 😉

Tarvaspää, la maison-atelier du peintre Akseli Gallen-Kallela

Après un rapide regard pour admirer la vue à travers la fenêtre du café – l’annexe en bois du « chateau » de Gallen-Kallela – nous redescendons la petite colline jusqu’à la rue Gallen-Kallelantie que nous empruntons. Plus loin, le pont qui traverse l’autoroute nous permettra d’atteindre la campagne de l’autre côté, plus sympathique et surtout moins bruyante.

Vue du café de Tarvaspää

Mi-parcours et nous voici dans les bois, sur le trajet de retour en direction de Munkkivuori. Une piste d’entrainement de l’hippodrome de Vermo situé non loin de là longe et croise notre chemin forestier. Arrivé(e)s à ce pont, nous sommes déjà revenu(e)s sur la commune d’Helsinki.

Helsinki, le retour !

Le pont franchit un des bras de la Iso Huopalahti (la grande baie du feutre ?) située au nord de l’île de Tarvo que nous avons traversée à l’aller. Petite pause photo pour la compagnie, histoire d’immortaliser les magnifiques reflets des bouleaux sur ce bras de mer.

Miroir d’automne sur la Iso Huopalahti

Par des chemins toujours boisés, nous contournons Talinranta, une sorte d’excroissance citadine de Munkkivuori. C’est « un mini-village » entouré de verdure, au sud du golf d’Helsinki. Pour ceux et celles qui souhaiteraient y aller à partir du centre ville, c’est l’arrêt Muusantori, le plus extrême – mais pas le terminus – de la ligne de bus 18, à l’opposé de Eira.

Un chemin boisé, vers Talinranta

Évitement de Munkkivuori par le sud. Nous quittons la nature en passant sous l’autoroute et c’est le retour dans Munkkiniemi, à coté de la « Saga Palvelutalo Munkkiniemi », la fameuse maison de retraite des « Petits Vieux d’Helsinki ». Livre au programme de notre dernier atelier lecture qui confirme, comme le panneau l’indique : Danger, petits vieux ! 🙂

Les petits vieux d’Helsinki, DANGER !

Dispersion de notre groupe non loin de l’arrêt « Laajalahden aukio » du tram 4 sur Munkkiniemen Puistotie : « lounas » pour certaines, tram, bus ou voitures pour les autres. Huit kilomètres de découverte de nature maritime et forestière où en quelques pas nous avons oublié la proximité de la cité. Notre imagination nous a transporté pendant cette matinée à des lieues d’Helsinki, dans une forêt, dans un archipel ou au bord d’un lac.

Archipel ou bord de lac ?

Merci Sylvie pour cette superbe promenade !

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Amos Rex, exposition teamLab

Place Lasipalatsi, concue par JKMM Architects

Le mécène Amos Anderson (1878-1961), propriétaire du journal Hufvudstadsbladet a fondé ce musée d’art qui porte son nom. Ses portes ont été ouvertes de 1965 à 2017, puis de nouveau à partir du 30 août de cette année, avec les nouvelles salles souterraines conçue par JKMM Architects.

L’envers du décor, dans le hall souterrain d’Amos-Rex, un jour de ciel bleu !

Amos Rex est le lieu de rencontre pour l’art et la culture urbaine. Il est composé maintenant des nouveaux espaces d’exposition souterrains et de l’ancien bâtiment « Lasipalatsi » datant de 1936 et du cinéma Bio Rex. Des événements animés sont également prévus sur la place « Lasipalatsi » qui est le toit des salles d’expositions souterraines. L’objectif du nouveau musée est de produire des expériences uniques et des rencontres surprenantes !

Massless, de teamLab

Le programme d’exposition du nouveau musée Amos Rex s’étendra des œuvres les plus récentes, souvent expérimentales, de l’art contemporain au Modernisme du XXe siècle et aux cultures anciennes. La collection permanente d’art post-impressionniste de Sigurd Frosterus y est également présentée. Nous n’avons pas eu le loisir de la voir mercredi 24 à cause de la grève nationale des agents de sécurité.

Le Vortex. Un des pilier de la grande salle drapé de « Particules légères »

La première exposition du nouveau musée Amos Rex, Massless, est réalisée par le collectif japonais teamLab, un groupe d’artistes multidisciplinaires d’environ 500 membres basé à Tokyo. L’objectif commun des artistes, des codeurs, des animateurs informatiques, des mathématiciens, des architectes, des graphistes et des écrivains est de « redéfinir la réalité » avec ses installations numériques immersives riches en couleurs et animées par la créativité des spectateurs-créateurs.

Graffiti Nature : Perdu, immergé et renaître

Il s’agit d’une exposition d’art interactive. Les visiteurs sont encouragés à interagir et à explorer les environs pour obtenir des résultats différents. Inspiré de l’art japonais pré-moderne, les œuvres numériques de teamLab combinent le graphisme de l’Orient et de l’Occident. Elles créent un nouvel espace permettant aux spectateurs devenus créateurs de s’abandonner au jeu, à la créativité, à la beauté, au mouvement, à la vie…

Enfant sur le dos d’une baleine..

L’exposition est parfaite pour les enfants… et les plus grands ! C’est une prouesse technique impressionnante qui n’est possible qu’avec la coopération d’Epson (sponsor), l’un des grands fabricants de projecteurs.. également japonais ! L’exposition se termine le 6 janvier 2019. C’est un véritable succès et la queue pour y accéder s’allonge de jours en jours !

L’escalier d’accès aux salles souterraines avec vue sur la place Lasipalatsi

Après une bonne demi-heure d’attente dans le froid sur le trottoir de Mannerheimintie, nous pénétrons enfin dans le musée au chaud. L’attente à l’intérieur est courte et nous empruntons l’escalier pour les salles souterraines. Après débarras de nos diverses couches de vêtements, le plafond du hall d’accueil nous montre la vision inversée d’une des excroissances rondes de la place « Lasipalatsi » et son ouverture vers le ciel, bleu ce mercredi !

Le « premier contact » avec teamLab se fait dans ce hall, avec une œuvre mouvante, dynamique et très esthétique, nommée Enso. Le terme Ensô signifie « cercle » en japonais et désigne le sujet le plus courant et le plus profond de la peinture d’inspiration zen, un cercle effectué d’un seul coup de pinceau. Il rappelle à Doro le langage graphique des extra-terrestres dans le film « Premier Contact » 🙂 de Denis Villeneuve. Les heptapodes, sorte de poulpes aliens, expulsent de leurs membres un liquide qui prend l’aspect d’un cercle composé de motifs et qui constitue leur langage. Ce n’est certainement pas le fruit du hasard 😉

Vagues noires

L’entrée en matière nous met l’eau à la bouche et nous sommes submergés par les vagues d’une mer vivante et en furie dans la première salle appelée « Vagues noires » ! Une tempête, avec des vagues qui s’entrechoquent, qui se croisent, qui se brisent sur des récifs imaginaires… Mais pas n’importe quelle mer ! Une mer graphique comme celle de la célèbre estampe japonaise « Sous la vague au large de Kanagawa » de Hokusai Katsushika. Whaouh !

Graphiti nature, les pas déclenchent l’éclosion de fleurs..

La 2ème salle, « Graffiti Nature : Perdu, immergé et renaître » c’est une salle multiple, celle de la création, de la vie, avec ses recoins et ses miroirs qui rappelle (un peu) certaines créations (statiques, elles) de l’artiste contemporaine japonaise Yayoi Kusama que nous avons vu l’année dernière au musée HAM. Il y avait beaucoup de monde et de scolaires dans cette salle-labyrinthe et nous avons eu du mal à percevoir, au début, qu’elle réagissait, tel un être vivant, à notre présence.

Création en direct !

C’est au retour, avec moins de monde et après avoir lu quelques explications, que nous ferons apparaître feuillages, fleurs, papillons et pleins d’animaux de toutes sortes, de la tarente à la baleine, oiseaux compris, dans des explosions de couleurs et de forme ! Le visiteur peut colorier divers animaux sur papier et les scanner, tel les crocodiles qui s’aventuraient entre nos pieds, et leurs nouvelles couleurs apparaissent alors dans la salle..

Le vortex

La 3ème salle semble gigantesque, paisible. C’est la salle du trou noir, le « Vortex de Particules Légères », qui aspire toute énergie. C’est la fin de l’univers coloré que l’on vient de créer dans la salle précédente. Il n’y a plus d’interaction, la voie est tracée, inéluctable, c’est la fin de la vie. On en profitera pour s’allonger sur des poufs prévus à cet effet, les yeux rivés vers ce destin inexorable.. (interprétation personnelle 😉 )

Allongés sur des poufs, nous méditons sur la queue pour accéder à la dernière salle…

Pour la dernière salle en cul-de-sac, il y a une longue queue pour y accéder et à la française nous doublerons odieusement une classe qui stationnait devant nos poufs ! Dans une salle-sas intermédiaire, le guide recommande aux épileptiques et aux personnes souffrant de migraine de faire demi-tour. Il explique qu’il y a beaucoup d’images en mouvement, d’effets de lumière et de sons.

La salle des corbeaux, les murs et le sol fusionnent

Le nom de la salle est : « Les corbeaux sont chassés et les corbeaux qui chassent sont destinés à être également chassés, l’espace transcendant ». Oops ! 🙂 Dans cette salle, nous (re)découvrons que l’œil peut facilement faire croire à une personne immobile qu’elle est en mouvement. Si vous avez un petit soucis d’équilibre, vous pouvez toujours vous asseoir 😉

Le jeux de la création

La durée de la visite est estimée à 45 minutes, nous y sommes resté le double. J’y retournerai avec plaisir avec les enfants. Nous étions mal placé dans la salle des corbeaux. Il faut être « près d’un espace désigné dans l’œuvre et la frontière entre le mur et le sol disparaît. L’espace réel se dissout et nous plongeons finalement dans l’œuvre et les lignes tracées par les corbeaux semblent en trois dimensions dans l’espace ».

Une exposition à ne pas rater, a voir et à revoir avant le 6 janvier 2019 !

Pour la suite des photos de la visite de l’exposition Massless, vous devez vous loguer. Connectez-vous !

In memoriam, Arto Paasilinna

Au retour, après un petit arrêt « tacos » au « Chalupa » du 9 Lönnrotinkatu, direction la librairie Werner & Jarl au 21 de cette même rue, pour y signer le livre d’or à la mémoire d’Arto Paasilinna. Vous pouvez y déposer vos commentaires et souvenirs jusqu’au 15 novembre.

Une info donnée hier par HelenaM. Elle a découvert récemment qu’il y avait un musée Mannerheim à Helsinki. Elle se charge d’aller voir si la visite en vaut la peine, il n’est ouvert que du vendredi au dimanche de 11h00 à 16h00. À suivre…

Le parc central d’Helsinki

« La forêt et la nature dans la ville »

Forêt du Parc Central

Le Parc Central traverse la presque totalité de la ville d’Helsinki. Il commence au sud derrière « La Maison de la Musique » au bord de la baie de Töölö (centre-ville) et se termine à Haltiala, sur la rive sud de la rivière Vantaa, la limite nord de la cité.

Carte du Parc Central. Les lettres et numéros reportés sont ceux indiqués sur le parcours élaboré par Sophie visible un peu plus bas

Long de 10 km et couvrant un millier d’hectares de forêts et de clairières, le Parc Central nous fait découvrir la nature riche et variée de la zone côtière méridionale finlandaise. Intégré en plein milieu de la ville, il a été créé en 1914 d’après les plans de l’architecte Bertel Jung.

En l’espace de quelques mètres, la nature profonde..

En l’espace de quelques mètres, vous passez d’un environnement urbain à la nature presque sauvage ! Vous pouvez sentir le rythme des saisons, avec leurs couleurs, leur lumière et leurs odeurs changeantes, comme après le passage d’une porte qui s’ouvrirait vers un autre espace-temps !

Jardins ouvriers dans le Parc Central

C’est un endroit où les gens vont se promener, jouer, faire du sport, entretenir leurs jardins ouvriers, étudier la nature et tout simplement se détendre et se ressourcer. Beaucoup d’habitants de la ville traversent quotidiennement le parc à pieds ou en vélo pour se rendre au travail.

Un banc posé sur la roche lissée par les anciens glaciers. Repos et poste d’observation de la nature..

Vous pouvez rencontrer en vous promenant dans le parc des élans, blaireaux, renards, lièvres bruns ou arctiques, belettes, chiens viverrin et rats musqués. Au printemps, pendant la saison de nidification, la forêt est remplies de chants d’oiseaux divers et variés.

Le périple du jeudi 4 octobre

Jeudi matin, 2°C, grand soleil, Sophie nous attend devant l’Opéra. À 9h15 nous longeons le bord de la baie de Töölö et après avoir traversé au feu Helsinginkatu, nous voilà parti pour notre périple à la découverte du parc..

Les couleurs et les odeurs de l’automne..

La transition se fait vite mais la ville est encore palpable. Déjà nous profitons des couleurs de l’automne. Le pas soutenu nous réchauffe et bientôt nous sommes des explorateurs à la découvertes de forêts inconnues…

Le Parc Central, un espace d’entrainement sportif

Une rencontre fortuite de fondus du fond qui s’entraînent sans neige dans le parc pour de futures compétitions d’hiver, parc que coupe parfois la civilisation… mais que nous enjambons allègrement !

Gare de Pasila, droit devant !

Retour dans la forêt et les clairières pour admirer les couleurs, humer l’humus d’automne annonciateur de futures récolte de champignons et s’emplir l’âme des rayons de lumière qui traversent le feuillage..

Couleurs d’automne.. Question subsidiaire : où est le câble électrique qui barrait la photo ? Cherchez bien, il en reste un petit bout ! Merci DxO..
Rayons de lumière guérisseurs d’âme..
Lumière et transparence végétale..
Clairières et forêts au milieu de la ville..

À la fin de notre périple de 10 km parcouru en 2 heures dans le Parc Central d’Helsinki, avec les yeux plein d’images et de lumière d’une nature libre, presque sauvage, intégrée au milieu de la cité, le bus 66 nous ramènera directement en centre ville, à la civilisation. 😉

Quelques photos supplémentaires à découvrir en étant logué. Connectez-vous !

Uutela

Le parc de loisirs de plein air le plus grand et le plus diversifié à l’est d’Helsinki

« Uutela dispose de rivages, de forêts, de marécages et de prairies, tous parfaits pour la randonnée. La région abrite également un jardin familial, la ferme Skata et plusieurs anciennes villas. À la ferme Skata, il y a aussi une cabane avec une cheminée, que les visiteurs peuvent utiliser le week-end.

Ambiance archipel de Finlande…

La forêt diversifiée et semi-naturelle de la partie sud-ouest d’Uutela est entourée d’un sentier naturel et la région compte également plusieurs abris de cuisine. Les abris de cuisine de Nuottaniemi et de Niemenapaja sont situés au bord de la mer. Le front de mer offre des paysages impressionnants et est considéré comme une zone géologique de valeur… »  d’après le site citynature.eu.

Forêt diversifiée et semi-naturelle

Cela fait maintenant plus d’une décennie que j’habite à Helsinki, et je ne connaissais pas Uutela et aussi étrange que cela puisse paraître pour un parc de loisir qui a plus de 50 ans, ma femme née dans la région non plus ! 🙂

Au bord des jardins-ouvriers

Et pourtant, nombreux sont les d’enfants d’Helsinki qui le connaissent bien, car il est facilement accessible du terminus du métro de Vuosaari. Le parc est à 1 km environ de la station et pour gagner du temps à l’aller nous avons pris le bus 90 qui nous a déposé à proximité de l’entrée du parc.

Une péniche de travail pour les travaux dans l’archipel

Ce parc de loisirs de plein air fait partie des destinations « Nature » des « päiväkoti » d’Helsinki et mercredi nous avons rencontré sur notre parcours pas moins de trois groupes d’enfants, aux dossards fluorescents caractéristiques, pic-niquant à Uutela…

Non loin du premier abri-barbecue rencontré..

Comme vous le voyez sur le plan ci-dessous, il y a 2 circuits en boucle et un chemin vers la pointe sud. Le circuit Ouest et la pointe sont dans des parties boisées et rocheuses, le circuit Est dans la partie de marécages et de prairies.

Le parc d’Uutela

La diversité des paysages et les rivages orientés vers le large donnent l’impression d’être loin de toute civilisation urbaine, le même sentiment que l’on peut avoir à Pihlajasaari, parc de loisir de plein air également, mais une « vraie île » accessible uniquement l’été par bateau-bus.

vue vers le sud

Les rivages vers le nord-ouest nous montrent que finalement cet îlot de nature n’est pas loin de la ville. Les rivages Est font face au port à containers de Vuosaari, port qui se situait au début des années 2000 à Jätkäsaari, à deux pas du centre d’Helsinki.

Vue vers le quartier de Vuosaari au nord

C’est de ce port que partent maintenant les ferries pour Travemünde (Lübeck, Allemagne), pour ceux qui préfère le farniente du bateau plutôt que de tracer la route en voiture à travers la Suède et le Danemark pour rejoindre le sud de l’Europe. 😉

Port de Vuosaari

Merci Sophie pour cette balade dans ce coin nature si facile d’accès à partir du centre d’Helsinki. Ci-dessous le détail de notre balade..

Détail du parcours élaboré par Sophie

Merci aussi pour la découverte du petit café « kahvila Kampela » situé sur le port de plaisance de Vuosaari qui m’a rappelé – et qui ressemble – à celui tout aussi sympathique de la marina de Hanko.

kahvila Kampela

À ce sujet – et hors sujet « Uutela » – à la différence du café Kampela, le « ravintola På Kroken » de Hanko vend également des poissons et fruits de mer, un vrai paradis pour les amateurs de saumon fumé ! La famille Ekström est renommée dans le sud de la Finlande et dispose d’un étal au marché de Hakaniemi.
Bon plan ! 😉

La suite des photos de la balade nécessite d’être logué. Connectez-vous !

Atelier « Écriture »

Atelier de Gutenberg

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur, ce n’est pas l’Atelier-lecture mensuel, mais bien un atelier « écriture » !

Ça y est, le blog est lancé, mais il faut maintenant le faire vivre ! Pour y trouver le maximum d’informations à jour, pour qu’il soit utile à tous, il doit être pour chacun de nous un outil de partage facile et agréable à utiliser.

C’est le cas de ce blog  conçu avec WordPress comme 30% des blogs du monde entier ! Mais comme tout outil nouveau, il faut en connaitre le b.a.-ba pour s’en servir, c’est ce que nous vous proposons de faire mercredi 3 octobre.

Pas d’appréhension à avoir, pas de connaissances informatiques nécessaires, juste quelques astuces à connaitre et surtout ne pas s’affoler, il y a même un correcteur orthographique !  🙂 Et ce qui compte, c’est le message, pas la façon dont-il a été écrit, ni son apparence.

L’atelier-écriture pour le blog aura lieu chez Doro :

mercredi 3 octobre à partir de 10:00.

Ce n’est pas indispensable, mais pour vous entraîner, si vous avez un ordinateur portable, amenez-le. Une tablette fera l’affaire également. Avec un smart-phone, pas de problème pour lire mais c’est plus hasardeux pour écrire un article surtout avec des « gros doigts », j’ai déjà expérimenté 😉

Inscrivez-vous si vous souhaitez y participer, nous vous enverrons l’adresse de Doro par email (proche de Kamppi).

A mercredi !

Les inscriptions sont closes.

 

Soupe de saumon à la « Minestrone »

Saumons mâles

Pour changer de la soupe traditionnelle et délicieuse finlandaise et inaugurer la nouvelle rubrique « Recettes du monde »..

Recette originale parue dans « Etiketti 2 / 2009 » que j’ai « améliorée » depuis 😉

Ingrédients
  • 1/2 chou blanc (environ 500g) ou de la laitue Iceberg pour ceux qui n’aime pas le choux.. mais c’est dommage 😉
  • 2 poireaux moyens ou 1 gros
  • 1 bel oignon
  • 3 à 4 belles carottes
  • Eau pour couvrir correctement les légumes
  • 1 cube de fond de légumes par litre d’eau (en général de 1,5 à 2)
  • 0,5 litre de tomates concassées ou purée de tomates (1 brique)
  • 1/2 boîte de haricots rouges ou bruns (400g ou 250g poids sec)
  • 0,8 à 1 kg de filet de saumon
  • moulin de poivre noir ou moulin 4 poivres
  • huile végétale pour braiser les légumes
Garniture
  • 3 belles gousses d’ail
  • 150 à 200 g de fromage râpé (gruyère ou Oltermanni)
  • 3 bonnes cuillères à soupe de Pesto Genovese
    ou
  • 3 cuillères à soupe de basilic finement haché avec 3 cuillères d’huile d’olive
Recette
  1. Coupez le chou en morceaux de 3 cm max, les carottes et poireaux en rondelles et hachez l’oignon.
  2. Braisez le chou, les poireaux, l’oignon hachés et les carottes dans une cocotte avec de huile chaude.
  3. Ajoutez l’eau, le fond de légumes et les épices de façon à recouvrir correctement les légumes.
  4. Faites cuire à petit bouillon les légumes 10 minutes à partir du premier bouillon.
  5. Parez le filet de saumon (ôtez la peau et les parties brunes qui sont un peu amères) et coupez le en cubes de 2 cm max.
  6. Ajoutez le saumon et la tomate concassée, mélangez, et faites cuire pendant 10 minutes à bouillon frémissant.
  7. Ajouter les haricots en fin de cuisson.
Accompagnement
  1. Mélangez la pâte d’ail écrasé avec le fromage finement râpée et le Pesto.
  2. Rajoutez si nécessaire un peu d’huile d’olive pour rendre le mélange fluide.

Une fois la soupe servie dans les assiettes, les convives pourront la saupoudrer à volonté avec cet accompagnement. Parfois les 200g de râpé ne suffisent pas avec les gourmands !

Bon appétit !

Soupe de saumon à la Minestrone (pdf)

Pas de photos pour le moment, mais promis pour la prochaine fois que je fais la soupe.. 🙂

Sibelius, Halonen et Kivi, le retour !

Après la superbe « balade découverte » de mercredi dernier, je suis retourné à Tuusulanjärvi avec mes enfants franco-finlandais pour leur faire découvrir une partie de leur patrimoine culturel, celle du romantisme national finlandais et de la Fennomanie.

Re-visite de la maison du compositeur Johan Sibelius et Argh ! malgré ma Museokortti, c’était payant 2€ par enfant, une incohérence par rapport à la gratuité dans la plupart des musées d’Helsinki. Au Diable l’avarice, la culture pour les enfants n’a pas de prix ! 😉

Le sauna des Halonen un jour ensoleillé !

Re-visite de la maison du peintre Pekka Halonen, 2€ pour les enfants ici aussi, mais dimanche 23 septembre c’était l’anniversaire de la naissance du peintre (1865). Chance, toutes les visites étaient gratuites, café, gâteaux et jus pour les enfants offerts, avec en plus, un super soleil 😉

Sur la terrasse du sauna nous avons dégusté café, jus et gâteaux et je me suis dit que les arbres qui me cachaient un peu la vue du lac Tuusulanjärvi ne devaient pas être là à l’époque du peintre..  Confirmation avec cette photo d’archive trouvée sur le net.

Vue du lac Tuusulanjärvi l’hiver. Photo de famille de P. Halonen

Re-visite de la maison où est mort Aleksis Kivi, le père de la littérature finlandaise, l’auteur du roman « Les Sept Frères ». Et là, re-chance, la porte était ouverte et un guide nous attendait. Tervetuloa !

La cabane au fond des bois du frère d’Alexis Kivi

Guide sympa et prolixe sur la vie de l’écrivain, mon fils traduisait, ouf, car il n’y avait pas d’explications (écrites) en français contrairement aux deux premiers musées. La solitude d’une fin de dimanche après midi sans beaucoup de visiteurs ou la joie d’expliquer à de jeunes enfants finlandais la réalité de la fin de la vie d’Aleksis Kivi, peu importe, c’était super !

Dans la cuisine-salle à manger, vue vers la chambre

Si je résume les explications données que l’on ne trouve pas complètement sur le Wikipedia français, Aleksis Stenvall qui avait pris un nom finnois comme tous les membres du Mouvement Fennomane et rédigé en finnois du sud-ouest son roman « Les Sept Frères » avait été descendu par August Ahlqvist, réformateur et docteur en langue finnoise, adepte du finnois du nord-est et important critique littéraire.

Mobilier d’époque mais non d’origine

Il assassine complètement le livre, un « déshonneur pour la littérature finlandaise » mais reproche surtout la description par Aleksis Kivi d’une vie rurale peu vertueuse, trop éloignée de la vision idéalisée du romantisme national fennomane, celle décrite par Johan Ludvig Runeberg.

À cause de ces critiques, il ne sera publié que trois an plus tard et bien qu’il soit le premier lauréat du Prix National de Littérature en 1865, le mauvais accueil de ses livres le pousse dans une spirale alcoolique fatale. Il meurt chez son frère à l’age de 38 ans, le 31 décembre 1872, après un séjour à hôpital psychiatrique d’Helsinki.

La cheminée et chauffage de la cabane

Mais si vous avez lu « La Faim Blanche » d’Aki ollikainen, qui était au programme de l’Atelier Lecture, la saison 2017-2018 dernière, vous savez que la Grande Famine qui a touché la Finlande de 1866 à 1868 à fait 270 000 morts en 3 ans. Nous sommes en plein dans cette période.

La commune ne voulait plus payer les frais d’hospitalisation d’Aleksis Kivi qui était indigent. Elle s’est débarrassé de lui en le « vendant » à son frère pour quelques tonneaux de nourriture, l’été 1872, si la traduction de mon fils est fiable 😉

La chambre à coucher pour 3 adultes et 3 enfants. commode la commode !

Et c’est dans cette cabane composée de 2 petites pièces dans laquelle vivait déjà son frère avec sa femme et ses 3 enfants que va s’installer Aleksis Kivi. Il y mourra quelques mois plus tard. Le guide nous expliquera qu’un des enfants dormait dans le tiroir du bas de la commode !

Le poêle, commode et placard-étagère d’origine

C’est après sa mort que la qualité de ses œuvres sera reconnue. Son réalisme dans sa prose est innovateur et sera/est un modèle pour de nombreux écrivains finlandais. La responsabilité d’August Ahlqvist sur la spirale fatale d’alcoolisme-folie de Kivi a été établie depuis.

Le roman « Les Sept Frères » n’est malheureusement pas réimprimé en français mais disponible sur Helmet.fi. Une prochaine proposition pour l’Atelier Lecture ? 🙂

 

Balade et découverte du lac Tuusulanjärvi

Mercredi nous avons découvert les rives du lac Tuusula et trois des sites qui gardent la trace des « héros du mouvement romantique national finlandais ».

Tout d’abord nous avons visité « Ainola », la maison où le compositeur Sibelius a travaillé jusqu’à sa mort et dans le jardin de laquelle il repose maintenant avec sa femme Aino.

Sylvie nous explique ici les caractéristiques architecturales carélienne de la maison. Conçue par l’architecte Lars Sonck, le compositeur avait 38 ans quand il y emménagea et bientôt il acquit une réputation mondiale. Sibelius y habita 53 ans et il y composa la plupart de ses œuvres.

Le toit recouvert de bardeaux a été plus tard surcouvert de tuiles pour réduire les risques d’incendie.
Un cadeau des amis du compositeur pour son 50 ème anniversaire
Les nombreux visiteurs étaient reçus dans le salon de Ainola
Dans la salle à manger, Sibelius voulait une cheminée de couleur verte qui résonnait en Fa-majeur
La « peinture Ré-majeur » à cause de ses détails jaunes de Oscar Parviainen
La chambre et le cabinet de travail. A l’age de 75 ans, Sibelius déménagea au rez-de-chaussée
Sur la cuisinière, de vieux ustensiles. Sur l’étagère, un épluche-pommes que Sibelius avait ramené des États-Unis à sa muse comme cadeau en 1914 !
Les Sibelius avaient deux bonnes qui ont vécu dans la petite chambre à droite de la cuisinière pendant presque 60 ans ! Les meubles ne sont pas d’origine.
La tombe de Johan Sibelius et de sa femme Aino

Si vous souhaitez en savoir d’avantage sur cette maison-musée, ci-joint le texte en français fourni par les guides.

Le musée des Lotta

Pause « lounas » (repas du midi) au « Lottamuseo » que nous n’avons pas visité faute de temps. La Lotta Svärd était une organisation de volontaires auxiliaires féminines finlandaises crée en 1918 et dissoute en 1944. Ambiance feutrée et un coin salon sympa où nous avons pris le café…

ALEKSIS KIVEN KUOLINMÖKKI

Nous avons rejoint la maison où est mort dans la misère Aleksis Kivi, le père de la littérature en langue finnoise, le 31 décembre 1872 à l’age de 38 ans. Toute son œuvre est écrite en finnois. On lui doit douze pièces de théâtre et le roman (Les Sept Frères) qu’il met dix ans à écrire.

Halosenniemi Museum

Nous avons poursuivi notre promenade par une balade dans le jardin du peintre Pekka Halonen et de la terrasse de son sauna pour ceux qui devaient revenir rapidement sur Helsinki.

La pointe du cap Halosenniemi, au milieu du lac de Tuusula
Vue du Sauna en direction de Seittelinniemi

 

Vue vers le nord du lac Tuusulanjärvi

Les exemptés de ramassage scolaire ont continué en visitant la maison-atelier du peintre. Mais les photos n’étaient pas autorisées à l’intérieur, ce qui est rare en Finlande à cause de droits d’image sur des tableaux de collections privées exposés dans cette maison-atelier-musée.

Pour voir la suite de l’article, il faut être logué.

Conférence Éducation / Migrations

J’ai reçu ce mail de l’Institut Français..

INVITATION

A l’occasion de la visite du Prof. Martine PRETCEILLE, Professeur en éducation et communication interculturelles (Université La Sorbonne), invitée dans le cadre du programme Maupertuis soutenu par l’Institut Français de Finlande, le Ministère français de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et la Société finlandaise des Sciences et des Lettres, nous sommes très heureux de vous inviter à la conférence publique, en français : « Education/Migrations : Quel système éducatif pour les migrations ? Quelles migrations pour le système éducatif finlandais ? », co-organisé avec l’Ecole européenne d’Helsinki qui aura lieu le:

Jeudi 20 septembre 2018, à partir de 17h
à l’École Européenne d’Helsinki

La conférence publique sera suivie d’une réception à l’Institut francais de Finlande (Yrjönkatu 36), où vous pourrez continuer échanger avec le Prof. Pretceille et l’ensemble des intervenants.

Cet événement public est gratuit mais l’inscription est obligatoire.

Les places étant limitées, nous vous encourageons à vous inscrire dès que possible s’il vous plait en envoyant une demande d’inscription à mathieu.leporini@france.fi.