Visite de Suomenlinna

L’esplanade, en direction de l’embarcadère – photo©Daniel

Très belle journée ensoleillée pour notre visite guidée des îles de Suomenlinna ce mercredi matin 15 Mai. Rendez-vous à l’embarcadère de HSL, sur la place du marché..

Helsinki vu de Suomenlinna – photo©Sophie

Les travaux de construction de la forteresse de type Vauban conçue par Augustin Ehrensvärd sur les îles commencèrent en 1748 à l’époque où la future Finlande n’est qu’une province du royaume de Suède.

Les murs épais de la forteresse – photo©Daniel

En 1750 le roi Frédéric Ier de Suède inaugure Sveaborg, la forteresse qui est sensée protéger le royaume contre la Russie.

Bâtiments construits pendant la période russe 1868 – 1870 – photo©Daniel

Sur la place principale de la forteresse, la grande cour du château, Suuri Linnanpiha se trouve le monument funéraire d’Ehrensvärd.

Le monument funéraire d’Ehrensvärd – photo©Daniel

Une grande forme de radoub, toujours en activité aujourd’hui, y sera construite pour permettre la construction des bateaux de la flotte de l’archipel à partir de 1760. Sveaborg servira en 1788 de base militaire pendant la guerre maritime suédoise contre la Russie.

La forme de radoub de Suomenlinna, une des plus anciennes encore en activité – photo©Daniel

Pendant la guerre de Finlande de 1808, la forteresse se rend sans combat à l’armée russe ! Elle sera agrandie et deviendra la base de la flotte maritime russe pour une période de 110 ans.

La troupe admirant la forme de radoub – photo©Sophie

En 1809, le Grand Duché de Finlande devient une région autonome de l’Empire Russe. Pendant le guerre de Crimée qui opposa l’Empire russe à une coalition formée de l’Empire ottoman, de la France, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne, la forteresse sera bombardée par la flotte anglaise.

Les fortifications en sable pour remplacer les murs en pierres – photo©Sophie

Elle subira des dégâts importants, la portée des canons anglais était très supérieure à ceux de la forteresse. Des casemates protégées par des remparts de sable au lieu des murs en pierre seront construites par la suite.

L’arche de Noé – photo©Daniel

Pendant la guerre civile finlandaise de 1918, un camp de prisonniers sera établi dans la forteresse et de nombreux prisonniers mourront de maladie, de faim et de mauvais traitements. La forteresse sera rattachée au nouvel état finlandais et prendra le nom de Suomenlinna, le château de Finlande.

La grande cour du château, Suuri Linnanpiha, très abîmée pendant la guerre de Crimée – photo©Daniel

Une prison existe toujours actuellement sur Suomenlinna pour prisonniers en réinsertion et en semi-liberté. Certains participent aux travaux de réhabilitation ou d’entretien de la forteresse.

Sur la terrasse du café Piper, vue vers le large – photo©Daniel

Pendant la seconde guerre mondiale où la Finlande deviendra cobelligérante de l’Axe dès 1941 avec la Guerre de Continuation, Suomenlinna abritera une batterie côtière et une base de sous-marins (allemands ?).

Les fortifications de Kustaanmiekka – photo©Sophie

En 1973, les îles de Suomenlinna seront démilitarisées et ouvertes au tourisme, à l’éducation et à la culture. La forteresse sera inscrite en 1991 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme monument unique de l’architecture de guerre..

Quai de Tykistölahti, entre Iso Mustasaari (à gauche) et Susisaari – photo©Sophie

Un grand Merci à Emeline de nous avoir guidés pendant cette merveilleuse matinée !

La suite en mode privé.

Atelier lecture du 10 mai

Bonjour à chacune et chacun !

Le prochain atelier lecture est vendredi 10 mai prochain à 9h30…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les derniers ateliers de la saison 2018-2019…

Au programme, le roman « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

Le deuxième roman au programme est celui de Patrice Carlen-Helmer, « Mai 68, elles m’aimaient ! ». Nous aurons la possibilité de discuter du roman avec son auteur, via WhatSapp, à partir de 10h00 grâce à Claire !

« Philibert, bachelier provincial, arrive  10h00 à Paris pour ses études supérieures. Il va y découvrir un monde étudiant en pleine effervescence, une vie parisienne en trompe-l’œil, les charmes de jeunes filles plus ou moins sages ou délurées, tout en étant confronté à sa propre solitude. Sensible, intelligent mais introverti et encore naïf, il se retrouve mêlé, à Nanterre puis à la Sorbonne, aux événements de Mai 1968. Étonnements et tribulations vont lui faire faire l’apprentissage de la vie et de la société des « Trente Glorieuses ». Ses aventures amoureuses, sa rébellion à contre-courant et sa personnalité le mèneront jusqu’à l’impensable ! »

À très bientôt !

 

Atelier lecture du 10 mai

Mise à jour du programme de l’atelier lecture

Bonjour à toutes et tous !

À la demande quasi-unanime des présents du dernier atelier lecture d’avril, nous avons reporté notre discussion sur le roman de Ruth Ozeki, « En même temps, toute la terre et tout le ciel » au prochain atelier de mai.

Au programme du 10 mai, est prévu le roman de Patrice Carlen Helmer, « Mai 68, elles m’aimaient ! ». Il ne peut être déplacé car Claire a pu obtenir une rendez-vous Skype avec son auteur pour ce jour là afin que nous puissions débattre avec lui.

C’est donc le roman de Michel Houellebecq, « La possibilité d’une île » que j’avais proposé en complément de celui d’Helmer pour le 10 mai qui est reporté au 7 juin. Je ne suis pas à Helsinki ce jour là, mais Skype possible bien sûr ! Ce roman est disponible en français, finnois, russe et anglais sur helmet.fi et également en epub.

N’oubliez pas de proposer des livres pour la saison 2019-2020. Évitez les livres que vous n’avez pas lu. La dynamique de vos choix doit être un coup de cœur ou un contenu qui vous a interpellé et que vous souhaitez partager.

Le critère de disponibilité en français est essentiel. Un seul exemplaire papier qui circule est très souvent insuffisant quand le roman n’est plus dans les étagères des libraires. L’accessibilité via helmet.fi en français et également en numérique pour les aficionado des liseuses est un gage de partage réussi !

Bonnes lectures ! 🙂

Quand sort la recluse

« Quand sort la recluse », roman policier de Fred Vargas sorti en 2017 et neuvième roman avec le commissaire Adamsberg vient d’être adapté en deux épisodes pour la TV. Le premier épisode sera au programme de France 2 ce mercredi 10 avril à 21:00 heure française, soit 22:00 en Finlande.

Début janvier nous avons eu l’occasion de lire et de discuter de « Pars vite et reviens tard » du même auteur et j’avoue avoir aimé le héro emblématique de Fred Vargas et ses acolytes au point de lire tous ses romans avec Adamsberg à ma disposition dans la foulée !

Je n’ai pas lu « Quand sort la recluse » et voici un commentaire dont j’ai trouvé le lien sur babelio qui m’encourage à regarder demain France 2 ! Ci-dessous le synopsis et la critique de Télé-Loisirs, ceux de Télérama avec TTT étant réservée depuis peu aux abonnés.. 🙁

SYNOPSIS

Trois vieillards sont morts à quelques mois d’intervalle, après une piqûre d’araignée, la loxosceles rufescens. Le petit monde des arachnophiles s’affole : la bestiole aurait peut-être muté après avoir ingéré trop de pesticides. L’hypothèse du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg est évidemment plus prosaïque : l’araignée ne cacherait-elle pas une série de meurtres ? Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête, au grand dam de son fidèle second, Adrien Danglard, pas vraiment convaincu.

CRITIQUES DE LA RÉDACTION (avec 3 ***)

« Une adaptation réussie du roman éponyme de Fred Vargas portée par de très bons comédiens et riche en répliques savoureuses. Jean-Hugues Anglade est toujours aussi à l’aise dans son rôle du commissaire Adamsberg. Et dans le rôle du lieutenant Retancourt, Corinne Masiero est aussi drôle que dans son personnage emblématique de capitaine Marleau ».

Jean-Hugues Anglade à déjà interprété le commissaire Adamsberg dans la série de téléfilms de la Collection Fred Vargas réalisée par Josée Dayan :

  • Sous les vents de Neptune (2008)
  • L’Homme aux cercles bleus (2009)
  • L’Homme à l’envers (2009)
  • Un lieu incertain (2010)

 

Atelier lecture du 12 avril

Bonjour à chacune et chacun !

Le temps s’est échappé à vive allure et Sylvie nous manque déjà. Mais nous espérons sa présence grâce à Skype pour le prochain atelier lecture du vendredi 12 avril prochain…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les prochains ateliers de la saison 2018-2019…

Nous parlerons d’« Harjunpää et le prêtre du mal », un roman policier écrit par Matti Yrjänä Joensuu en 2003. L’auteur est inspecteur divisionnaire à la brigade criminelle d’Helsinki comme son héros récurrent, Timo Harjunpää.

Son oeuvre riche et dense est composée d’une douzaine de romans policiers. Son personnage principal est dépressif et sans illusion sur la nature humaine, mais empreint d’humanité et de compassion.

« À Helsinki, prendre le métro devient de plus en plus dangereux. Quand on retrouve le cadavre d’un homme pris sous une rame, le premier réflexe des policiers est de penser à un suicide. Mais l’inspecteur principal Timo Harjunpää n’y croit pas. Pour lui, pas de doute, il s’agit d’un crime prémédité et méthodique…

Alors qu’il s’active, à l’abri d’un local désaffecté perdu dans le réseau ferré de la capitale finlandaise, un illuminé se prend pour le prophète d’une divinité tellurienne en l’honneur de qui il doit commettre des sacrifices. La prochaine victime est déjà choisie…

Pris dans une course sanglante contre la montre, Harjunpää arrivera-t-il à déjouer les maléfices du prêtre du mal ? »

Joensuu distille dans ce roman une ambiance désagréable qui progressivement nous enveloppe au fil des pages, un peu à la manière de certains thrillers américains.

Usagers dépressifs du métro, prenez le tram, vous êtes prévenus !

Le deuxième roman au programme de l’atelier d’avril est « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

À très bientôt !

 

Atelier lecture du 12 avril

 

 

Tarte aux myrtille finno-normande

16h30, au chaud dans le café Carusel, je regarde par la baie vitrée la mer grise, les vagues soulevées par le vent qui aspergent la digue au loin et la neige mouillée qui tombe en cette fin d’après-midi du dimanche 17 mars..

Le printemps météorologique devant Carusel dimanche 17 mars

Certes, les korvapuusti de Carusel sont excellentes, mais dans le gris ambiant de ce weekend qui, du point de vue météorologique, fait déjà partie du printemps, j’ai soudain un violent désir d’été et de tartes aux myrtilles, souvenir de Finlande bien sûr, mais également souvenir de cueillettes mémorables sur le mont Lozère !

Alors pourquoi ce titre de « tarte aux myrtille finno-normande » ?

Parce que la pâte de la tarte que je réalise ici en Finlande est basée sur une recette familiale normande et que le fond de tarte, lui, utilise un ingrédient magique typiquement finlandais. Quant aux myrtilles, en cette saison, c’est forcement du surgelé, « findus » bien sûr 🙂

La pâte à tarte

Quand j’étais petit, ma curiosité gourmande m’amenais à surveiller avec amour, le processus de fabrication des repas que ma mère préparaient, et particulièrement les desserts, cela va de soi !

La pâte ni sablée, ni brisée, mais piquée 😉

À cette époque, le lait était du vrai lait de vache, frais du jour et non-transformé ni pasteurisé. Il était livré dans une bouteille de verre consignée, avec juste une capsule d’aluminium sertie pour la fermer.

Au bout de quelques heures, la crème se déposait au sommet de la bouteille à large col. Du printemps à l’été, quand l’herbe est luxuriante, il n’était pas rare que ma mère récupére plus d’un centimètre d’épaisseur de crème en haut du goulot.

Elle la mettait dans un pot prévu à cet effet, et au bout de quelques jours, il y en avait suffisamment pour faire une pâte à tarte, aux pommes, bien sûr, car j’habitais en Normandie. Cette pâte n’est ni brisée ni sablée, mais intermédiaire, une recette secrète de grand-mère, transmise de génération en génération…

La fin de la vente du lait entier non pasteurisé en bouteille de verre a sonné le glas à la récupération de la crème de lait pour ma mère, mais finalement, celle vendue liquide, à 36 g de matière grasse, a par la suite fait parfaitement l’affaire en remplacement. Ouf !

Ma mère, comme un maître pâtissier professionnel, refusait d’écrire ses recettes et d’en donner les mesures précises. Les normands en général ne sont guère prolixes ! À force d’expérience, elle savait ajuster le volume de farine et de crème en fonction de leurs qualités, pour obtenir la pâte idéale..

Mais elle m’a donné deux indices cruciaux : la pâte doit être très peu pétrie pour ne pas devenir élastique et doit être limite collante au doigt.. Avec ces indices, j’ai réussi à trouver le poids de farine qui correspond le mieux au mélange avec 20 cl de crème liquide à 36 g de matière grasse : 210 à 220 grammes de farine !

Les derniers indices cruciaux pour la pâte, c’est l’absence de sucre, une pincée de sel et la présence de 10 g de levure chimique pour l’aérer et la lever. C’est tout !

Le fond de tarte

Dans la recette initiale de la tarte aux pommes de ma mère, il n’y avait pas de fond de tarte. Mais avec les myrtilles, c’est nécessaire, ne serait-ce que pour adoucir l’acidité naturelle des fruits.

Le fond de tarte à base de « maitorahka » ou de « brousse »..

L’ingrédient idéal mystère que j’ai découvert par essais et erreurs est 250 g de « maitorahka » un fromage blanc finlandais dont le processus de fabrication est « chauffage et acidification de lait de vache ».

Cela ressemble étrangement à de la « brousse » égouttée, fabriquée à partir de lait de vaches chauffé et coagulé au vinaigre qu’à du fromage blanc standard peu égoutté, dont la coagulation lactique est obtenue avec de la présure.

Il est important, en France, d’utiliser de la brousse, car le fromage blanc ordinaire ou le yaourt contiennent trop d’eau et le rendu sera beaucoup trop « liquide », notamment avec des myrtilles surgelées.

Le premier ingrédient pour solidifier le fond de tarte est un œuf entier auquel on ajoute 100 g de sucre avant d’y introduire le maitorahka. On peut, par mesure de sûreté, y ajouter un deuxième solidifiant, avec une cuillère à café de farine de maïs ou de pomme de terre.

Les myrtilles

L’idéal, ce sont 500 à 600 g de myrtilles fraîches que l’on a cueilli soit même.. ou pas 😉 . Avec les myrtilles surgelées, il faut avoir la patience de les faire dégeler totalement et de bien les égoutter, quitte à perdre un peu de jus, mais à gagner en « solidité » de l’ensemble.

Avant d’égaliser les myrtilles et le saupoudrage de sucre

Un saupoudrage de sucre en poudre (ou glace) sur le dessus des myrtilles sera parfait pour terminer le travail de préparation avant l’enfournage.

La cuisson

La pâte n’est pas précuite et la tarte enfournée entière. La durée et la température dépendent tellement du four qu’il faut procéder parfois à des ajustements pour que la pâte du fond soit assez cuite et les bords non brûlés.

La tarte aux myrtilles finno-normande 🙂

En règle générale, dans un four à chaleur tournante à 200 °C, la durée est proche de 35 minutes.

A vous d’essayer ! 🙂

Recette

Pâte

  • 215 g de farine de blé type 45
  • 20 cl de crème liquide à 36 g de matière grasse
  • 10 g de levure chimique
  • 1 pincée de sel

Fond de tarte

  • 250 g de maitorahka ou brousse égoutée
  • 1 œuf
  • 100 g de sucre en poudre
  • 1 cuillère à café de farine de maïs ou de pomme de terre

Fruits

  • 500 à 600 g de myrtilles
  • saupoudrage de sucre

Cuisson 35 minutes à 200 °C

 

Balade verte à Helsinki – la péninsule de Kallahdenniemi

Balade à Kallahdenniemi – La carte du parc – © Mounia

À l’est d’Helsinki, Kallahdenniemi est une grande péninsule située près de Vuosaari. Avec ses réserves naturelles (Natura 2000), ses hautes forêts de pins, ses belles plages de sable aux eaux peu profondes et ses prairies naturelles, Kallahdenniemi est un des joyaux verts cachés d’Helsinki.

Forêts lumineuses de pins géants – © Ioulia

La péninsule est reliée au continent par une étroite crête, Kallahti esker – une formation fluvio-glaciaire se présentant sous la forme d’une crête allongée. C’est une réserve naturelle depuis 1973 qui abrite des forêts lumineuses de pins géants de plus de 150 ans, grâce à son sol sablonneux.

Sur le bord de l’esker Kallahti, vue sur la mer – © Ioulia

Le terrain serpente et rencontre lentement la mer ouverte de chaque côté avec une vue sur les belles plages et le port de plaisance de Kallahti. Les zones aquatiques entourant la péninsule de Kallahdenniemi, ainsi que la prairie côtière de Kallahdenniemi font partie du réseau des sites naturels de l’UE.

La plage de Kallahdenniemi – © Ioulia

La plage de Kallahdenniemi est une belle et grande plage de sable entourée de dunes de sable. Les eaux ici sont très peu profondes, faisant de cette plage un endroit très populaire et familial pendant les mois d’été.

La pointe de la péninsule de Kallahdenniemi – © Ioulia

À la pointe de la péninsule, le vaste pré naturel est le résultat du rebond post-glaciaire. La prairie est apparue au cours des deux cents dernières années ! Autrefois, la pointe de la péninsule de Kallahdenniemi – Kuningartar, la Reine – était une île séparée. Les îlots voisins ont des noms compatibles comme Prinssi – Le Prince, Prinsessa – La Princesse et Voirasia – le beurrier ? 😉

Café Monami – © Ioulia

Nous avons fini notre périple hivernal au chaud dans le café-restaurant Monami, situé dans une magnifique et grande maison en bois. Ambiance et cadre super, avec un lounas à 8,50 € ! Ce café est situé à 5 minutes à pied du métro « Rastila », juste avant le terminus de « Vuosaari ».

Kallahdenniemi – © carte OpenStreetMap

Nous reviendrons ! 😎

František Kupka, à l’Ateneum

František Kupka
František Kupka (1871-1957)

Le peintre tchèque František Kupka est un pionnier de l’art abstrait. Son œuvre est décrite comme étant une poésie de la couleur.

Auto-portrait – 1905

L’exposition du musée Ateneum (22.2.2019 – 19.5.2019) offre une chronologie rare de l’histoire de l’art, avec l’évolution de l’œuvre de Kupka, du portrait traditionnel vers l’art abstrait.

Auto-portrait – 1910

Réalisée avec la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais de Paris et de la Galerie Nationale de Prague, elle est partitionnée en dix périodes représentatives.

Prague – Vienne – Paris
L’amateur de livres – 1899

En 1892, Kupka s’installe à Vienne afin de poursuivre ses études. Son séjour suscite chez lui un intérêt pour la philosophie, la littérature, l’astronomie, l’anatomie, la chimie et les sciences de la vie, ainsi que pour l’occultisme.

La voie de la science – 1903

Lorsque qu’il s’installe à Paris en 1896, il gagne sa vie principalement en tant qu’illustrateur, mais il travaille également en tant que médium. Kupka s’intéresse à la recherche sur le développement de la race humaine et les théories de l’évolution.

Critique sociale – Kupka, l’illustrateur
František Kupka et sa femme – 1908

František Kupka crée un grand nombre de dessins et illustrations pour des magazines et des livres français : illustrations d’actualité et dessins satiriques qui commentent la vie et la politique de l’époque.

Affiche – L’homme et la Terre – 1905

Il s’inspire de ses propres opinions politiques et de ses contacts avec les milieux anarchistes et libéraux de Paris et Prague. Les illustrations de journaux étant reproductibles sans limite, elles sont parfaites à l’idéal de Kupka qui prône un art accessible à tous et démocratique.

Motifs archaïques, personnes des rues
Rouge à lèvres II – 1908

Lorsqu’il abandonne son travail d’illustrateur, Kupka commence à remettre en question l’approche figurative de la peinture. Il étudie les éléments fondamentaux de la composition et explore les rendus géométriques de formes naturelles.

Rouge à lèvres I – 1908

Dans la série intitulée Gigolettes (1908-1910), Kupka utilise comme modèle les prostituées et les souteneurs parisiens, décrivant les sujets contemporains de manière archaïque et stylisée. La manière dont les figures sont représentées rappelle les fresques des palais crétois et minoens.

Le tournant – Les touches de piano, Le lac, 1909

Cette peinture est un tournant pour Kupka. Les touches de piano, Le lac combine des éléments figuratifs et abstraits.

Les touches de piano, le lac – 1909

Dans le coin inférieur, les doigts d’un pianiste tapotent sur des touches noires et blanches qui commencent à flotter dans un lac scintillant. La surface réfléchissante de l’eau semble palpiter à cause de la puissance de la musique, et les touches du piano relient les ondulations au paysage coloré au-dessus duquel des groupes de personnes se promènent.

Plans par couleurs – 1910-1911

Les motifs verticaux du tableau reviendront dans les années à venir dans l’œuvre de Kupka. Ils constituent un élément clé de ses peintures non figuratives et géométriques.

Le ruban bleu – 1910

Le paysage en haut de l’image et les touches du piano en bas nous informe que ce n’est pas la réalité, mais bien une vision évoquée par la musique. Cette œuvre de transition marque son cheminement vers l’art abstrait.

Les surfaces et les couleurs
Plans par couleurs – Grand nu – 1909-1910

Comment peindre le mouvement, la couleur et la lumière ? Kupka s’oriente vers un style de plus en plus simplifié. Il étudie la lumière, les formes géométriques, les surfaces et les couleurs, mais aussi le corps humain. Il utilise sa femme et sa belle-fille comme modèles.

Portrait de famille – 1910

Kupka réalise un très grand nombre d’études sur la manière de représenter le mouvement. La musique est l’une des sources d’inspiration les plus importantes pour lui, les teintes jaune et orange pour représenter les gammes majeures, les bleus et les verts pour les mineures.

L’art musical
Disques de Newton – Étude pour fugue en deux couleurs – 1912

Kupka était fasciné par la dynamique entre l’espace, le temps et le mouvement et leur représentation visuelle. Dans ses études de 1909 à 1912, il explore la représentation du mouvement de nombreuses façons. Au Salon d’automne de 1912 à Paris, Il déclare que son objectif est de créer des œuvres visuelles construites comme une fugue de Bach.

Étude pour Amorpha – Fugue en deux couleurs II – 1910-1911

Dans ses peintures, les zones de couleur chaudes et froides alternent et les structures en forme de spirale et ellipse créent une sensation de mouvement continu.

Étude pour Amorpha – Fugue en deux couleurs et Amorpha, chromatiques chaudes – 1911-1912

Kupka étudie également la lumière colorée filtrant à travers les vitraux des cathédrales médiévales ce qui transparaît dans sa série comportant des verticales.

Le pouvoir de l’abstraction
Autour d’un point – 1920-1925

František Kupka emploie dans son œuvre deux types de formes abstraites: des motifs verticaux répétitifs et des formes tourbillonnantes avec des variations abondantes. Les formes tourbillonnantes suggèrent le mouvement et les verticales, l’immobilité.

Contrastes gothiques II – 1920-1921

L’architecture est une forme d’art importante pour Kupka.Il s’en inspire dans ses peintures, une réalité abstraite construite d’éléments de forme artificielle. Il est tout autant inspiré par les intérieurs de cathédrales gothiques baignés par la lumière des vitraux que par les phénomènes physiques.

Formes et couleurs
Plans de couleur, souvenirs d’hiver – 1915-1923

Dans de nombreuses œuvres, la couleur et la forme sont présentées par paire. La forme du bleu est un motif de diagonales nettes, alors que la forme de l’orange est entièrement consacrée aux formes organiques et douces.

Lignes, plans, espaces. Tentative de profondeur II – 1921-1925

Vers 1925, Kupka abandonne les formes tourbillonnantes et commence à étudier les formes triangulaires, qu’il appela diagonales. Le triangle était pour lui une forme dynamique, associée au profil d’un homme qui marche. Beaucoup de ses peintures contiennent des formes et des dimensions kaléidoscopiques.

La machine esthétique

La plupart des tableaux peint entre 1925 et 1935 sont dans le style « machinisme ». Kupka s’inspire des machines et des usines situées près de son atelier à Puteaux, mais aussi des rythmes du jazz. Ces œuvres représentent une forme de retour à la représentation de la réalité.

Synthèse -1927-1929

Les peintures de Kupka contiennent désormais des éléments mécaniques modernes qui donnent une idée du mouvement régulier et déterminé des machines, symbole de modernisation et d’utopie sociale à l’époque.

Simplicité et abstraction
Peinture abstraite – 1930-1932

Dans les années 1940, František Kupka entame une nouvelle période qui aboutit à une abstraction de plus en plus radicale et qui repose désormais presque exclusivement sur des formes géométriques. Il est revenu sur un thème antérieur, l’étude des diagonales et des formes verticales.

Blanc autonome – 1952

Dans les œuvres de sa dernière période, Kupka recherche encore plus nettement une harmonie dans la simplicité en jouant avec les forces opposées de la masse et du vide, verticales et horizontales.

N.B. Ce texte est un résumé du document de l’exposition

J’ai beaucoup apprécié cette exposition qui retrace l’évolution de la peinture de František Kupka. Elle est très complète et dispose de nombreuses toiles majeures, venant de collections privées et de musées, notamment français.

A voir absolument, jusqu’au 19.5.2019 😉

Le programme de l’atelier lecture

Culture et confiture 😉

Cher ami(e)s de l’Atelier lecture,

Il ne reste plus que deux ateliers (12 avril, 10 mai) avant le début des vacances scolaires finlandaises et le dernier au début des vacances, le 7 juin.

Nous avons ajouté au programme d’avril et mai un deuxième roman. Le principe n’est pas forcement de lire les deux ouvrages, mais d’avoir la possibilité d’en lire au moins un, notamment si l’un des romans ne nous inspire pas du tout. C’est mieux que de rester chez soi 😉

Le programme du 7 juin sera défini lors du prochain atelier d’avril. Réfléchissons également à celui de l’atelier lecture pour la prochaine période 2019-2020. C’est le moment de faire des propositions de livres qui nous ont plu.

Ne pas oublier le principe : disponibilité en langue française, disponibilité en version numérique et/ou accessibilité avec Helmet.fi. Un seul livre papier qui circule peut prendre plus de 6 mois pour faire le tour du groupe 😉

Programme 2018-2019

  • 12.04.19 : Matti Yrjänä Joensuu, Harjunpää et le prêtre du mal
                      Ruth Ozeki, En même temps, toute la terre et tout le ciel
  • 10.05.19 : Patrice Carlen Helmer, Mai 68, elles m’aimaient !
                      Michel Houellebecq, La possibilité d’une île
  • 07.06.19 : programme à préciser ultérieurement

Bonne lecture et à bientôt !

Studio Drift à Amos Rex

Amos Rex présente les œuvres du groupe d’artistes Studio Drift d’Amsterdam. Film, sculpture et installations, l’exposition explore le principe à partir duquel tous les êtres vivants évoluent : des entités uniques s’attachant à des contextes plus vastes.

Drifter (2017 -2019)
Drifter (2017/2019)

La pièce maîtresse de l’exposition est Drifter, une vision utopique d’un monolithe en béton flottant silencieusement dans l’air. Le classique littéraire Utopia de Thomas More a été l’inspiration clé de cette oeuvre, une société où tout peut être construit avec l’aide d’un matériau malléable.

Drifter (2017/2019)

Toutes les œuvres présentées dans l’exposition sont liées visuellement et conceptuellement par un module en forme de bloc aux proportions 1: 1: 2. Ce bloc est l’un des systèmes artificiels les plus efficaces: il est par nature modulaire, comme un pixel, et pratiquement tout peut être construit avec.

Drifter (2017/2019)

Le Drifter est un symbole des systèmes humains. le bloc est grand, lourd et rigide sur le sol, mais une fois en l’air, il semble plus naturel, se libérant de la gravité et permettant de se déplacer, comme tous les êtres vivants.

Drifters, le film (2017)
Drifters (2017)

Drifters est une collaboration entre Studio Drift – Lonneke Gordijn et Ralph Nauta – et le cinéaste néerlandais Sil van der Woerd. Le film de onze minutes tourné dans les Highlands écossais raconte l’histoire visuelle d’une entité isolée à la recherche de son origine et de sa raison d’être.

Drifters (2017)

Dans le film, un bloc de béton massif aux mêmes proportions que dans le Matérialism, Fragile Future et Drifter, émerge d’un lac des Highlands. Le bloc est rejoint par d’autres blocs, tous sur un chemin instinctif pour trouver une connexion et faire partie d’un plan plus vaste.

Drifters (2017)

La forme artificielle qui dérive dans les airs contraste fortement avec l’environnement naturel écossais et perturbe notre compréhension de la gravité et de l’apesanteur. L’œuvre crée une juxtaposition incongrue entre l’humanité représentée par le bloc de béton et la nature.

Fragile Future III (2009/2019)
Fragile Future III (2009/2019)

Chaque année, Studio Drift cueille des milliers de pissenlits dans les champs entourant Amsterdam. Des graines individuelles sont ensuite collées sur des lampes à LED connectées à des circuits électriques en bronze qui forment la sculpture lumineuse de Fragile Future.

Fragile Future III (2009/2019)

En plus d’être une affirmation contre la production de masse et la culture du jetable, ce travail exigeant en main-d’œuvre est une exploration de la façon dont un système naturel connecté à un système artificiel pourrait fonctionner.

Fragile Furure – Pissenlit sur led

Modulaire par nature, le potentiel d’expansion de l’œuvre est illimité. Les modules forment un circuit électrique qui s’adapte à son environnement et transmet de l’énergie aux pissenlits connectés au système. Il offre une infinité de possibilités de connexion et de mise en forme, inspiré par les systèmes hautement adaptables de la nature.

Materialism (2018-)
Materialism – Bicycle – 2018

Matérialism est une série de sculptures réalisées à partir d’objets décomposés en leurs composants matériels les plus élémentaires. Les objets de fabrication courante sont étudiés de manière très physique en les séparant et en inversant le processus de production.

Materialism – Scissors Fiskars (2019)

La fonction de objets produits tend à masquer leur matérialité. À travers ce processus, Studio Drift vise à rétablir la connexion de l’objet à la Terre et à ses ressources malheureusement finies.

Materialism – Nokia 3210 (2019)

Le but de Studio Drift avec Matérialism est de faire prendre conscience des matériaux nécessaires aux objets qui nous entourent. Peuvent-ils être plus précieux que l’objet lui-même ?

Magritte – Le Regard mental – 1946

Studio Drift est une heureuse surprise, qui s’intègre très bien à l’exposition Magritte. Nous avons passé plus de deux heures à Amos Rex pour parcourir avec plaisir ces deux expositions.

P.S. : Ce texte est un résumé libre de la documentation de l’exposition