Recette de pain rapide

En mars dernier, j’ai décidé de faire mon propre pain. Les quatre kilomètres qui me sépare du village et le confinement m’ont incité à redécouvrir une tradition ancestrale. Mais je n’avais pas envie d’y passer la journée 😉

J’ai cherché sur le net et testé diverses recettes pour finir par mettre au point celle que je vous présente ci-dessous. Le but était de réduire le temps passé réellement à la fabrication et avoir une réalisation la plus simple possible.

Après avoir testé différents moules, j’ai choisi les moules en silicone sans bisphénol qui supportent les fortes températures. Le démoulage du pain y est facile et le lavage des moules aussi. Bien vérifier la température limite d’utilisation et préférer ceux fabriqués en Allemagne, la règlementation y est plus stricte. Si les moules ne sont pas en silicone, il est indispensable de les beurrer ET de les fariner.

Farine bio, levure lyophilisée et sel de Guérande

La recette est donnée pour une dose unitaire de 125g de farine qui donne approximativement un pain de 180g. Il faut préférer la farine T55 à la farine pour pâtisserie T45 car elle contient plus de minéraux.

J’utilise personnellement de la farine bio T65 (blanche) ou de la T110 (semi complète). J’y ajoute également, tout en ne dépassant pas 20 % du total, de la farine de seigle complète et du son d’avoine bio. ATTENTION, le seigle est moins panifiable que le blé et l’avoine ne l’est pas.

Ingrédients, base 125 g de farine
  • 125 g de farine.
  • 2,5 g de levure de boulangerie lyophilisée ou 6 g de levure fraîche.
  • 2,5 g de gros sel de Guérande (humide) ou 2 g de sel fin sec.
  • de 75 g à 100 g d’eau : plus il y a d’eau, plus le pain va lever mais plus la pâte sera collante et liquide au pétrissage.

En général j’utilise pour 4 pains :

  • denses : 75 g d’eau/125 g de farine ⇒ 1,5 kg de farine (multiple 12).
  • « baguettes » : 90 à 100 g d’eau/125 g farine ⇒ 1,25 kg de farine (multiple 10).
La levure fermente
Recette
  • L’eau doit être à 30°C.
  • Dans un récipient, bien mélanger la levure avec 1/4 de l’eau et laisser reposer 15 minutes, le mélange fermente. Ajouter le reste de l’eau, le sel et mélanger le tout.
  • Dans le pétrin, bien mélanger les diverses farines si besoin. Faire un puits et ajouter le mélange d’eau, de levure et de sel.
  • Pétrir pendant 5 minutes avec une grosse cuillère et à la main si nécessaire pour bien mélanger le tout.
  • Répartir en parties égales la pâte dans les moules pour faire les pâtons.
Les pâtons dans les moules avant levage
Levage des pâtons
  • Mettre dans le lèchefrite du four un bol ou une assiette d’eau chaude.
  • Enfourner sur la plaque centrale les moules contenant les pâtons.
  • Chauffer le four 10 minutes sans préchauffage à 50°C puis attendre une heure. Recommencer l’opération une fois si à ce stade, la pâte n’a pas encore doublé de volume.
Les pains sont cuits !
Cuisson
  • Sortir la plaque supportant les moules, laisser le bol dans le lèchefrite et préchauffer le four à 250°C.
  • Enfourner les moules et cuire pendant 30 à 35 minutes à 250°C. En fonction des fours, il est possible de réduire à 225°C au bout de 15 minutes si le pain s’avère trop cuit en surface.
  • Sortir du four et rapidement démouler les pains des moules pour que les pains « respirent ». Recouvrir d’un torchon le temps qu’ils refroidissent.

À déguster chaud sans modération 🙂

Avant la mise dans le sac à  congélation, pain à la farine blanche bio T65 seule.

Je fais en général quatre pains par fournée. J’en garde un frais et je coupe en tranche les trois autres que je mets au congélateur. Une fois le premier consommé, à chaque besoin, je décongèle des tranches au grille-pain. Pain croustillant et non rassis garanti en permanence ! 🙂

Jeudi, on joue au Tarot

Jeudi soir nous avons repris nos soirées Tarot arrêtées au début de l’été. Nous avons joué douze parties et cela nous a redonné l’envie de poursuivre ces soirées cet automne.

Rejoignez-nous lors de la prochaine soirée du Jeudi 5 novembre et les jeudis suivants si vous aimez. Pour cela, créez votre compte gratuit sur la plateforme Board Game Arena et faites-nous connaitre votre identifiant (via les « commentaires » du formulaire de participation).

Rendez-vous donc jeudi à 20h30 ! 🙂

Inscrivez-vous dès que possible pour une meilleure organisation des tables de jeu, Merci !

 

 

Soirée Tarot du 5 novembre

 

Détail du programme de l’atelier lecture 2020 – 2021

La page du blog décrivant le programme de l’atelier lecture pour l’année 2020 – 2021 a été mise à jour.

Le lien est disponible dans le menu latéral droit du blog, à la rubrique « Les activités », « Programme de l’atelier lecture ».

Vendredi 2 octobre 2020 :

Molière, Le Misanthrope

Comédie de mœurs en cinq actes daté de 1666, Le Misanthrope est ainsi décrit par l’auteur dans sa préface : « Alceste, homme honnête et vertueux, mais exagérant l’honnêteté et la probité […] est épris de Célimène, jeune veuve de 20 ans, coquette et médisante. »

Mika Waltari, Sinouhé l’égyptien

Par amour pour une courtisane, le médecin égyptien Sinouhé s’est vendu comme esclave. Il va vivre une odyssée à mi-chemin des mythes et de la réalité.
Médecin, mais aussi espion du pharaon Aménophis IV, il ira de Thèbes à Babylone, et aussi chez les mystérieux Hittites et chez les Crétois soumis au Minotaure. Prodigieux roman d’aventures qui nous initie à la politique, à la religion et aux sciences du quatorzième siècle avant Jésus-Christ, le chef-d’œuvre du grand écrivain finlandais Mika Waltari invite aussi à réfléchir sur l’homme d’aujourd’hui, le plaisir, la liberté, le pouvoir, la violence, l’injustice et tout ce qui fait notre destin.

Vendredi 6 novembre 2020 :

Sawako Ariyoshi, Les dames de Kimoto

Elles sont trois, ces dames de la famille Kimoto, avec leurs amours, leurs passions, leurs drames qui nous racontent le destin de la femme japonaise de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui.
Toyono, la grand-mère, incarne la tradition, immuable, ancestrale ; Hana, figure centrale du roman, va se trouver déchirée entre le passé et ses aspirations personnelles avant de devoir affronter la génération montante en la personne de Fumio, sa fille, qui, après de violents conflits, saura prendre des temps anciens et des temps nouveaux ce qu’ils ont de meilleur.

Vendredi 11 décembre 2020 :

Pierre Magnan, Le sang des Atrides

Prix du Quai des Orfèvres 1978

Rue Prête-à-Partir, une nuit, un long cadavre vêtu d’un ensemble de sport bleu ciel orné d’un grand Gentiane en lettres jaunes attend, en leur barrant la route, les éboueurs de la ville de Digne. Jeannot Vial a été assassiné. Six mois plus tard, c’est au tour de Jules Payan. Même blessure à la tempe, provoquée par un galet. Peu de temps avant leur mort, les deux victimes étaient devenues adeptes du vélo et semblaient habitées d’un bonheur profond, mystérieux. Deux hommes beaux et jeunes. Il y aura une troisième victime, puis une quatrième : la vieille Adélaïde de Champclos, qui devait connaître l’assassin. Quant à celui-ci, il tue la nuit, s’est beaucoup exercé au lance-pierre, et il porte des vêtements et des chaussures de collégien d’autrefois. C’est bien sûr le commissaire Laviolette qui mène l’enquête.

Vendredi 15 janvier 2021 :

Kaouther Adimi, Nos richesses

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.

En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit à Paris. Nos richesses est son troisième roman, après L’Envers des autres (Prix de la vocation, 2011) et Des pierres dans ma poche (Seuil, 2016).

Vendredi 12 février 2021 :

Carole Martinez, Du domaine des murmures

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe…
Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte.
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante.

Fred Vargas, Quand sort la recluse

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais
dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »

Jeudi 19 mars 2021 :

Elif Shafak, Soufi, mon amour

Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent plus à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz – comme Shams l’a fait pour Rûmi sept siècles auparavant – serait-il venu la libérer ?

Mardi 23 avril 2021 :

Tanguy Viel, Article 353 du code pénal

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.
Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.

Vendredi 28 mai 2021 :

D. Alexandre et L. Angevin, Google démocratie

L’Europe, pénalisée par ses lois bioéthiques, est ruinée par une crise économique sans précédent. L’Etat providence est en faillite. Aux Etats-Unis et en Chine, la croissance est boostée par la science, qui enfonce toutes les barrières morales. Les femmes programment l’ADN de leurs futurs bébés, la génétique rend l’immortalité possible, l’humain 2.0 est sur des rails… Tout commence le jour où, à grand renfort de théâtralisation médiatique, le fondateur de Google annonce l’avènement proche de la « singularité » : l’Intelligence Artificielle a tant appris de nous qu’elle devient sensible! Sensible au point de prendre en charge notre bonheur ? Google Démocratie nous plonge dans un futur proche, théâtre d’une guerre d’influence décisive pour l’avenir de l’humanité. Google a un plan. Et les moyens de le mettre en œuvre. Sa domination ne fait que commencer…

Liste de lecture pour 2020-2021

Bonjour à tous !

C’est le moment de proposer des livres à lire pour la prochaine saison de l’Atelier lecture ! Profitons des séjours au mökki ou du farniente à la plage pour prendre de l’avance avant la rentrée prochaine..

Afin d’éviter d’éparpiller vos propositions, et ce sera plus facile pour choisir par la suite, faites les dans les commentaires de cet article.

Quand toutes les propositions seront faites, nous voterons début août au plus tard pour déterminer les livres qui seront sur la liste mais également le mois de lecture et le nombre pour ce mois, qui peut être variable, bien entendu !

Je vous propose personnellement deux ouvrages :

État d’urgence de Michael Crichton

À San Francisco, le milliardaire George Morton s’écrase du haut d’une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu’il retirait son soutien à un mouvement écologiste international… Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent… et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l’Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie.
Face à eux, un ennemi insaisissable prêt à détruire la planète pour prouver qu’elle est en danger. Tremblement de terre, tsunami, cyclone si les idéalistes fous ne sont pas neutralisés, des milliers de gens vont mourir dans une série de catastrophes naturelles d’une ampleur sans précédent…

«Mi-pamphlet, mi-thriller, certes, mais totalement efficace ! »
Olivier Delcroix – Le Figaro
700 pages environ

Soumission de Michel Houellebecq

Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s’engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l’enseignement, il s’attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependarit les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu’à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.
Le talent de l’auteur, sa force visionnaire nous entrainent sur un terrain ambigu et glissant; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste.

Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

Michel Houellebecq est l’auteur de romans, de recueils de poèmes et d’essais publiés dans le monde entier. Il a reçu le prix Goncourt 2010 pour La carte et le territoire.
300 pages environ

Discussion sur l’organisation de l’Atelier lecture 2020-2021, l’accès à cet article nécessite d’être logué. Connectez-vous !

Joyeuses fêtes et très bonne nouvelle année !


De retour quelques jours à Helsinki pour passer la fête de Noël avec mes petits trolls, je vous offre ces roses de décembre, prise dans le jardin de mon mökki du sud la semaine dernière.

J’espère qu’elles vous feront oublier la grisaille et la pluie d’Helsinki et je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes et commencer bientôt une nouvelle année de bonheur et de réussite au pays du père Noël !

Bises et à bientôt de vous revoir en 2020, ici, ou beaucoup plus au sud du 60e parallèle  😉

Visite de Suomenlinna

L’esplanade, en direction de l’embarcadère – photo©Daniel

Très belle journée ensoleillée pour notre visite guidée des îles de Suomenlinna ce mercredi matin 15 Mai. Rendez-vous à l’embarcadère de HSL, sur la place du marché..

Helsinki vu de Suomenlinna – photo©Sophie

Les travaux de construction de la forteresse de type Vauban conçue par Augustin Ehrensvärd sur les îles commencèrent en 1748 à l’époque où la future Finlande n’est qu’une province du royaume de Suède.

Les murs épais de la forteresse – photo©Daniel

En 1750 le roi Frédéric Ier de Suède inaugure Sveaborg, la forteresse qui est sensée protéger le royaume contre la Russie.

Bâtiments construits pendant la période russe 1868 – 1870 – photo©Daniel

Sur la place principale de la forteresse, la grande cour du château, Suuri Linnanpiha se trouve le monument funéraire d’Ehrensvärd.

Le monument funéraire d’Ehrensvärd – photo©Daniel

Une grande forme de radoub, toujours en activité aujourd’hui, y sera construite pour permettre la construction des bateaux de la flotte de l’archipel à partir de 1760. Sveaborg servira en 1788 de base militaire pendant la guerre maritime suédoise contre la Russie.

La forme de radoub de Suomenlinna, une des plus anciennes encore en activité – photo©Daniel

Pendant la guerre de Finlande de 1808, la forteresse se rend sans combat à l’armée russe ! Elle sera agrandie et deviendra la base de la flotte maritime russe pour une période de 110 ans.

La troupe admirant la forme de radoub – photo©Sophie

En 1809, le Grand Duché de Finlande devient une région autonome de l’Empire Russe. Pendant le guerre de Crimée qui opposa l’Empire russe à une coalition formée de l’Empire ottoman, de la France, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne, la forteresse sera bombardée par la flotte anglaise.

Les fortifications en sable pour remplacer les murs en pierres – photo©Sophie

Elle subira des dégâts importants, la portée des canons anglais était très supérieure à ceux de la forteresse. Des casemates protégées par des remparts de sable au lieu des murs en pierre seront construites par la suite.

L’arche de Noé – photo©Daniel

Pendant la guerre civile finlandaise de 1918, un camp de prisonniers sera établi dans la forteresse et de nombreux prisonniers mourront de maladie, de faim et de mauvais traitements. La forteresse sera rattachée au nouvel état finlandais et prendra le nom de Suomenlinna, le château de Finlande.

La grande cour du château, Suuri Linnanpiha, très abîmée pendant la guerre de Crimée – photo©Daniel

Une prison existe toujours actuellement sur Suomenlinna pour prisonniers en réinsertion et en semi-liberté. Certains participent aux travaux de réhabilitation ou d’entretien de la forteresse.

Sur la terrasse du café Piper, vue vers le large – photo©Daniel

Pendant la seconde guerre mondiale où la Finlande deviendra cobelligérante de l’Axe dès 1941 avec la Guerre de Continuation, Suomenlinna abritera une batterie côtière et une base de sous-marins (allemands ?).

Les fortifications de Kustaanmiekka – photo©Sophie

En 1973, les îles de Suomenlinna seront démilitarisées et ouvertes au tourisme, à l’éducation et à la culture. La forteresse sera inscrite en 1991 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme monument unique de l’architecture de guerre..

Quai de Tykistölahti, entre Iso Mustasaari (à gauche) et Susisaari – photo©Sophie

Un grand Merci à Emeline de nous avoir guidés pendant cette merveilleuse matinée !

La suite en mode privé.

Atelier lecture du 10 mai

Bonjour à chacune et chacun !

Le prochain atelier lecture est vendredi 10 mai prochain à 9h30…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les derniers ateliers de la saison 2018-2019…

Au programme, le roman « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

Le deuxième roman au programme est celui de Patrice Carlen-Helmer, « Mai 68, elles m’aimaient ! ». Nous aurons la possibilité de discuter du roman avec son auteur, via WhatSapp, à partir de 10h00 grâce à Claire !

« Philibert, bachelier provincial, arrive  10h00 à Paris pour ses études supérieures. Il va y découvrir un monde étudiant en pleine effervescence, une vie parisienne en trompe-l’œil, les charmes de jeunes filles plus ou moins sages ou délurées, tout en étant confronté à sa propre solitude. Sensible, intelligent mais introverti et encore naïf, il se retrouve mêlé, à Nanterre puis à la Sorbonne, aux événements de Mai 1968. Étonnements et tribulations vont lui faire faire l’apprentissage de la vie et de la société des « Trente Glorieuses ». Ses aventures amoureuses, sa rébellion à contre-courant et sa personnalité le mèneront jusqu’à l’impensable ! »

À très bientôt !

 

Atelier lecture du 10 mai

Mise à jour du programme de l’atelier lecture

Bonjour à toutes et tous !

À la demande quasi-unanime des présents du dernier atelier lecture d’avril, nous avons reporté notre discussion sur le roman de Ruth Ozeki, « En même temps, toute la terre et tout le ciel » au prochain atelier de mai.

Au programme du 10 mai, est prévu le roman de Patrice Carlen Helmer, « Mai 68, elles m’aimaient ! ». Il ne peut être déplacé car Claire a pu obtenir une rendez-vous Skype avec son auteur pour ce jour là afin que nous puissions débattre avec lui.

C’est donc le roman de Michel Houellebecq, « La possibilité d’une île » que j’avais proposé en complément de celui d’Helmer pour le 10 mai qui est reporté au 7 juin. Je ne suis pas à Helsinki ce jour là, mais Skype possible bien sûr ! Ce roman est disponible en français, finnois, russe et anglais sur helmet.fi et également en epub.

N’oubliez pas de proposer des livres pour la saison 2019-2020. Évitez les livres que vous n’avez pas lu. La dynamique de vos choix doit être un coup de cœur ou un contenu qui vous a interpellé et que vous souhaitez partager.

Le critère de disponibilité en français est essentiel. Un seul exemplaire papier qui circule est très souvent insuffisant quand le roman n’est plus dans les étagères des libraires. L’accessibilité via helmet.fi en français et également en numérique pour les aficionado des liseuses est un gage de partage réussi !

Bonnes lectures ! 🙂

Quand sort la recluse

« Quand sort la recluse », roman policier de Fred Vargas sorti en 2017 et neuvième roman avec le commissaire Adamsberg vient d’être adapté en deux épisodes pour la TV. Le premier épisode sera au programme de France 2 ce mercredi 10 avril à 21:00 heure française, soit 22:00 en Finlande.

Début janvier nous avons eu l’occasion de lire et de discuter de « Pars vite et reviens tard » du même auteur et j’avoue avoir aimé le héro emblématique de Fred Vargas et ses acolytes au point de lire tous ses romans avec Adamsberg à ma disposition dans la foulée !

Je n’ai pas lu « Quand sort la recluse » et voici un commentaire dont j’ai trouvé le lien sur babelio qui m’encourage à regarder demain France 2 ! Ci-dessous le synopsis et la critique de Télé-Loisirs, ceux de Télérama avec TTT étant réservée depuis peu aux abonnés.. 🙁

SYNOPSIS

Trois vieillards sont morts à quelques mois d’intervalle, après une piqûre d’araignée, la loxosceles rufescens. Le petit monde des arachnophiles s’affole : la bestiole aurait peut-être muté après avoir ingéré trop de pesticides. L’hypothèse du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg est évidemment plus prosaïque : l’araignée ne cacherait-elle pas une série de meurtres ? Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête, au grand dam de son fidèle second, Adrien Danglard, pas vraiment convaincu.

CRITIQUES DE LA RÉDACTION (avec 3 ***)

« Une adaptation réussie du roman éponyme de Fred Vargas portée par de très bons comédiens et riche en répliques savoureuses. Jean-Hugues Anglade est toujours aussi à l’aise dans son rôle du commissaire Adamsberg. Et dans le rôle du lieutenant Retancourt, Corinne Masiero est aussi drôle que dans son personnage emblématique de capitaine Marleau ».

Jean-Hugues Anglade à déjà interprété le commissaire Adamsberg dans la série de téléfilms de la Collection Fred Vargas réalisée par Josée Dayan :

  • Sous les vents de Neptune (2008)
  • L’Homme aux cercles bleus (2009)
  • L’Homme à l’envers (2009)
  • Un lieu incertain (2010)

 

Atelier lecture du 12 avril

Bonjour à chacune et chacun !

Le temps s’est échappé à vive allure et Sylvie nous manque déjà. Mais nous espérons sa présence grâce à Skype pour le prochain atelier lecture du vendredi 12 avril prochain…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les prochains ateliers de la saison 2018-2019…

Nous parlerons d’« Harjunpää et le prêtre du mal », un roman policier écrit par Matti Yrjänä Joensuu en 2003. L’auteur est inspecteur divisionnaire à la brigade criminelle d’Helsinki comme son héros récurrent, Timo Harjunpää.

Son oeuvre riche et dense est composée d’une douzaine de romans policiers. Son personnage principal est dépressif et sans illusion sur la nature humaine, mais empreint d’humanité et de compassion.

« À Helsinki, prendre le métro devient de plus en plus dangereux. Quand on retrouve le cadavre d’un homme pris sous une rame, le premier réflexe des policiers est de penser à un suicide. Mais l’inspecteur principal Timo Harjunpää n’y croit pas. Pour lui, pas de doute, il s’agit d’un crime prémédité et méthodique…

Alors qu’il s’active, à l’abri d’un local désaffecté perdu dans le réseau ferré de la capitale finlandaise, un illuminé se prend pour le prophète d’une divinité tellurienne en l’honneur de qui il doit commettre des sacrifices. La prochaine victime est déjà choisie…

Pris dans une course sanglante contre la montre, Harjunpää arrivera-t-il à déjouer les maléfices du prêtre du mal ? »

Joensuu distille dans ce roman une ambiance désagréable qui progressivement nous enveloppe au fil des pages, un peu à la manière de certains thrillers américains.

Usagers dépressifs du métro, prenez le tram, vous êtes prévenus !

Le deuxième roman au programme de l’atelier d’avril est « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

À très bientôt !

 

Atelier lecture du 12 avril