Détail du programme de l’atelier lecture 2020 – 2021

La page du blog décrivant le programme de l’atelier lecture pour l’année 2020 – 2021 a été mise à jour.

Le lien est disponible dans le menu latéral droit du blog, à la rubrique « Les activités », « Programme de l’atelier lecture ».

Vendredi 2 octobre 2020 :

Molière, Le Misanthrope

Comédie de mœurs en cinq actes daté de 1666, Le Misanthrope est ainsi décrit par l’auteur dans sa préface : « Alceste, homme honnête et vertueux, mais exagérant l’honnêteté et la probité […] est épris de Célimène, jeune veuve de 20 ans, coquette et médisante. »

Mika Waltari, Sinouhé l’égyptien

Par amour pour une courtisane, le médecin égyptien Sinouhé s’est vendu comme esclave. Il va vivre une odyssée à mi-chemin des mythes et de la réalité.
Médecin, mais aussi espion du pharaon Aménophis IV, il ira de Thèbes à Babylone, et aussi chez les mystérieux Hittites et chez les Crétois soumis au Minotaure. Prodigieux roman d’aventures qui nous initie à la politique, à la religion et aux sciences du quatorzième siècle avant Jésus-Christ, le chef-d’œuvre du grand écrivain finlandais Mika Waltari invite aussi à réfléchir sur l’homme d’aujourd’hui, le plaisir, la liberté, le pouvoir, la violence, l’injustice et tout ce qui fait notre destin.

Vendredi 6 novembre 2020 :

Sawako Ariyoshi, Les dames de Kimoto

Elles sont trois, ces dames de la famille Kimoto, avec leurs amours, leurs passions, leurs drames qui nous racontent le destin de la femme japonaise de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui.
Toyono, la grand-mère, incarne la tradition, immuable, ancestrale ; Hana, figure centrale du roman, va se trouver déchirée entre le passé et ses aspirations personnelles avant de devoir affronter la génération montante en la personne de Fumio, sa fille, qui, après de violents conflits, saura prendre des temps anciens et des temps nouveaux ce qu’ils ont de meilleur.

Vendredi 11 décembre 2020 :

Pierre Magnan, Le sang des Atrides

Prix du Quai des Orfèvres 1978

Rue Prête-à-Partir, une nuit, un long cadavre vêtu d’un ensemble de sport bleu ciel orné d’un grand Gentiane en lettres jaunes attend, en leur barrant la route, les éboueurs de la ville de Digne. Jeannot Vial a été assassiné. Six mois plus tard, c’est au tour de Jules Payan. Même blessure à la tempe, provoquée par un galet. Peu de temps avant leur mort, les deux victimes étaient devenues adeptes du vélo et semblaient habitées d’un bonheur profond, mystérieux. Deux hommes beaux et jeunes. Il y aura une troisième victime, puis une quatrième : la vieille Adélaïde de Champclos, qui devait connaître l’assassin. Quant à celui-ci, il tue la nuit, s’est beaucoup exercé au lance-pierre, et il porte des vêtements et des chaussures de collégien d’autrefois. C’est bien sûr le commissaire Laviolette qui mène l’enquête.

Vendredi 15 janvier 2021 :

Kaouther Adimi, Nos richesses

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.

En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit à Paris. Nos richesses est son troisième roman, après L’Envers des autres (Prix de la vocation, 2011) et Des pierres dans ma poche (Seuil, 2016).

Vendredi 12 février 2021 :

Carole Martinez, Du domaine des murmures

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe…
Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte.
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante.

Fred Vargas, Quand sort la recluse

« – Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais
dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ? »

Jeudi 19 mars 2021 :

Elif Shafak, Soufi, mon amour

Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent plus à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz – comme Shams l’a fait pour Rûmi sept siècles auparavant – serait-il venu la libérer ?

Mardi 23 avril 2021 :

Tanguy Viel, Article 353 du code pénal

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.
Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.

Vendredi 28 mai 2021 :

D. Alexandre et L. Angevin, Google démocratie

L’Europe, pénalisée par ses lois bioéthiques, est ruinée par une crise économique sans précédent. L’Etat providence est en faillite. Aux Etats-Unis et en Chine, la croissance est boostée par la science, qui enfonce toutes les barrières morales. Les femmes programment l’ADN de leurs futurs bébés, la génétique rend l’immortalité possible, l’humain 2.0 est sur des rails… Tout commence le jour où, à grand renfort de théâtralisation médiatique, le fondateur de Google annonce l’avènement proche de la « singularité » : l’Intelligence Artificielle a tant appris de nous qu’elle devient sensible! Sensible au point de prendre en charge notre bonheur ? Google Démocratie nous plonge dans un futur proche, théâtre d’une guerre d’influence décisive pour l’avenir de l’humanité. Google a un plan. Et les moyens de le mettre en œuvre. Sa domination ne fait que commencer…

Liste de lecture pour 2020-2021

Bonjour à tous !

C’est le moment de proposer des livres à lire pour la prochaine saison de l’Atelier lecture ! Profitons des séjours au mökki ou du farniente à la plage pour prendre de l’avance avant la rentrée prochaine..

Afin d’éviter d’éparpiller vos propositions, et ce sera plus facile pour choisir par la suite, faites les dans les commentaires de cet article.

Quand toutes les propositions seront faites, nous voterons début août au plus tard pour déterminer les livres qui seront sur la liste mais également le mois de lecture et le nombre pour ce mois, qui peut être variable, bien entendu !

Je vous propose personnellement deux ouvrages :

État d’urgence de Michael Crichton

À San Francisco, le milliardaire George Morton s’écrase du haut d’une falaise à bord de sa Ferrari quelques minutes seulement après avoir annoncé qu’il retirait son soutien à un mouvement écologiste international… Avant de disparaître, George avait laissé un message énigmatique. Peter, son avocat, et Sarah, son assistante, le décryptent… et se trouvent emportés dans une course-poursuite qui va les précipiter des glaces de l’Antarctique aux forêts vierges de Mélanésie.
Face à eux, un ennemi insaisissable prêt à détruire la planète pour prouver qu’elle est en danger. Tremblement de terre, tsunami, cyclone si les idéalistes fous ne sont pas neutralisés, des milliers de gens vont mourir dans une série de catastrophes naturelles d’une ampleur sans précédent…

«Mi-pamphlet, mi-thriller, certes, mais totalement efficace ! »
Olivier Delcroix – Le Figaro
700 pages environ

Soumission de Michel Houellebecq

Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s’engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l’enseignement, il s’attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependarit les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu’à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.
Le talent de l’auteur, sa force visionnaire nous entrainent sur un terrain ambigu et glissant; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste.

Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

Michel Houellebecq est l’auteur de romans, de recueils de poèmes et d’essais publiés dans le monde entier. Il a reçu le prix Goncourt 2010 pour La carte et le territoire.
300 pages environ

Discussion sur l’organisation de l’Atelier lecture 2020-2021, l’accès à cet article nécessite d’être logué. Connectez-vous !

Joyeuses fêtes et très bonne nouvelle année !


De retour quelques jours à Helsinki pour passer la fête de Noël avec mes petits trolls, je vous offre ces roses de décembre, prise dans le jardin de mon mökki du sud la semaine dernière.

J’espère qu’elles vous feront oublier la grisaille et la pluie d’Helsinki et je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes et commencer bientôt une nouvelle année de bonheur et de réussite au pays du père Noël !

Bises et à bientôt de vous revoir en 2020, ici, ou beaucoup plus au sud du 60e parallèle  😉

Visite de Suomenlinna

L’esplanade, en direction de l’embarcadère – photo©Daniel

Très belle journée ensoleillée pour notre visite guidée des îles de Suomenlinna ce mercredi matin 15 Mai. Rendez-vous à l’embarcadère de HSL, sur la place du marché..

Helsinki vu de Suomenlinna – photo©Sophie

Les travaux de construction de la forteresse de type Vauban conçue par Augustin Ehrensvärd sur les îles commencèrent en 1748 à l’époque où la future Finlande n’est qu’une province du royaume de Suède.

Les murs épais de la forteresse – photo©Daniel

En 1750 le roi Frédéric Ier de Suède inaugure Sveaborg, la forteresse qui est sensée protéger le royaume contre la Russie.

Bâtiments construits pendant la période russe 1868 – 1870 – photo©Daniel

Sur la place principale de la forteresse, la grande cour du château, Suuri Linnanpiha se trouve le monument funéraire d’Ehrensvärd.

Le monument funéraire d’Ehrensvärd – photo©Daniel

Une grande forme de radoub, toujours en activité aujourd’hui, y sera construite pour permettre la construction des bateaux de la flotte de l’archipel à partir de 1760. Sveaborg servira en 1788 de base militaire pendant la guerre maritime suédoise contre la Russie.

La forme de radoub de Suomenlinna, une des plus anciennes encore en activité – photo©Daniel

Pendant la guerre de Finlande de 1808, la forteresse se rend sans combat à l’armée russe ! Elle sera agrandie et deviendra la base de la flotte maritime russe pour une période de 110 ans.

La troupe admirant la forme de radoub – photo©Sophie

En 1809, le Grand Duché de Finlande devient une région autonome de l’Empire Russe. Pendant le guerre de Crimée qui opposa l’Empire russe à une coalition formée de l’Empire ottoman, de la France, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne, la forteresse sera bombardée par la flotte anglaise.

Les fortifications en sable pour remplacer les murs en pierres – photo©Sophie

Elle subira des dégâts importants, la portée des canons anglais était très supérieure à ceux de la forteresse. Des casemates protégées par des remparts de sable au lieu des murs en pierre seront construites par la suite.

L’arche de Noé – photo©Daniel

Pendant la guerre civile finlandaise de 1918, un camp de prisonniers sera établi dans la forteresse et de nombreux prisonniers mourront de maladie, de faim et de mauvais traitements. La forteresse sera rattachée au nouvel état finlandais et prendra le nom de Suomenlinna, le château de Finlande.

La grande cour du château, Suuri Linnanpiha, très abîmée pendant la guerre de Crimée – photo©Daniel

Une prison existe toujours actuellement sur Suomenlinna pour prisonniers en réinsertion et en semi-liberté. Certains participent aux travaux de réhabilitation ou d’entretien de la forteresse.

Sur la terrasse du café Piper, vue vers le large – photo©Daniel

Pendant la seconde guerre mondiale où la Finlande deviendra cobelligérante de l’Axe dès 1941 avec la Guerre de Continuation, Suomenlinna abritera une batterie côtière et une base de sous-marins (allemands ?).

Les fortifications de Kustaanmiekka – photo©Sophie

En 1973, les îles de Suomenlinna seront démilitarisées et ouvertes au tourisme, à l’éducation et à la culture. La forteresse sera inscrite en 1991 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme monument unique de l’architecture de guerre..

Quai de Tykistölahti, entre Iso Mustasaari (à gauche) et Susisaari – photo©Sophie

Un grand Merci à Emeline de nous avoir guidés pendant cette merveilleuse matinée !

La suite en mode privé.

Atelier lecture du 10 mai

Bonjour à chacune et chacun !

Le prochain atelier lecture est vendredi 10 mai prochain à 9h30…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les derniers ateliers de la saison 2018-2019…

Au programme, le roman « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

Le deuxième roman au programme est celui de Patrice Carlen-Helmer, « Mai 68, elles m’aimaient ! ». Nous aurons la possibilité de discuter du roman avec son auteur, via WhatSapp, à partir de 10h00 grâce à Claire !

« Philibert, bachelier provincial, arrive  10h00 à Paris pour ses études supérieures. Il va y découvrir un monde étudiant en pleine effervescence, une vie parisienne en trompe-l’œil, les charmes de jeunes filles plus ou moins sages ou délurées, tout en étant confronté à sa propre solitude. Sensible, intelligent mais introverti et encore naïf, il se retrouve mêlé, à Nanterre puis à la Sorbonne, aux événements de Mai 1968. Étonnements et tribulations vont lui faire faire l’apprentissage de la vie et de la société des « Trente Glorieuses ». Ses aventures amoureuses, sa rébellion à contre-courant et sa personnalité le mèneront jusqu’à l’impensable ! »

À très bientôt !

 

Atelier lecture du 10 mai

Mise à jour du programme de l’atelier lecture

Bonjour à toutes et tous !

À la demande quasi-unanime des présents du dernier atelier lecture d’avril, nous avons reporté notre discussion sur le roman de Ruth Ozeki, « En même temps, toute la terre et tout le ciel » au prochain atelier de mai.

Au programme du 10 mai, est prévu le roman de Patrice Carlen Helmer, « Mai 68, elles m’aimaient ! ». Il ne peut être déplacé car Claire a pu obtenir une rendez-vous Skype avec son auteur pour ce jour là afin que nous puissions débattre avec lui.

C’est donc le roman de Michel Houellebecq, « La possibilité d’une île » que j’avais proposé en complément de celui d’Helmer pour le 10 mai qui est reporté au 7 juin. Je ne suis pas à Helsinki ce jour là, mais Skype possible bien sûr ! Ce roman est disponible en français, finnois, russe et anglais sur helmet.fi et également en epub.

N’oubliez pas de proposer des livres pour la saison 2019-2020. Évitez les livres que vous n’avez pas lu. La dynamique de vos choix doit être un coup de cœur ou un contenu qui vous a interpellé et que vous souhaitez partager.

Le critère de disponibilité en français est essentiel. Un seul exemplaire papier qui circule est très souvent insuffisant quand le roman n’est plus dans les étagères des libraires. L’accessibilité via helmet.fi en français et également en numérique pour les aficionado des liseuses est un gage de partage réussi !

Bonnes lectures ! 🙂

Quand sort la recluse

« Quand sort la recluse », roman policier de Fred Vargas sorti en 2017 et neuvième roman avec le commissaire Adamsberg vient d’être adapté en deux épisodes pour la TV. Le premier épisode sera au programme de France 2 ce mercredi 10 avril à 21:00 heure française, soit 22:00 en Finlande.

Début janvier nous avons eu l’occasion de lire et de discuter de « Pars vite et reviens tard » du même auteur et j’avoue avoir aimé le héro emblématique de Fred Vargas et ses acolytes au point de lire tous ses romans avec Adamsberg à ma disposition dans la foulée !

Je n’ai pas lu « Quand sort la recluse » et voici un commentaire dont j’ai trouvé le lien sur babelio qui m’encourage à regarder demain France 2 ! Ci-dessous le synopsis et la critique de Télé-Loisirs, ceux de Télérama avec TTT étant réservée depuis peu aux abonnés.. 🙁

SYNOPSIS

Trois vieillards sont morts à quelques mois d’intervalle, après une piqûre d’araignée, la loxosceles rufescens. Le petit monde des arachnophiles s’affole : la bestiole aurait peut-être muté après avoir ingéré trop de pesticides. L’hypothèse du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg est évidemment plus prosaïque : l’araignée ne cacherait-elle pas une série de meurtres ? Il ne lui en faut pas plus pour se lancer dans une enquête, au grand dam de son fidèle second, Adrien Danglard, pas vraiment convaincu.

CRITIQUES DE LA RÉDACTION (avec 3 ***)

« Une adaptation réussie du roman éponyme de Fred Vargas portée par de très bons comédiens et riche en répliques savoureuses. Jean-Hugues Anglade est toujours aussi à l’aise dans son rôle du commissaire Adamsberg. Et dans le rôle du lieutenant Retancourt, Corinne Masiero est aussi drôle que dans son personnage emblématique de capitaine Marleau ».

Jean-Hugues Anglade à déjà interprété le commissaire Adamsberg dans la série de téléfilms de la Collection Fred Vargas réalisée par Josée Dayan :

  • Sous les vents de Neptune (2008)
  • L’Homme aux cercles bleus (2009)
  • L’Homme à l’envers (2009)
  • Un lieu incertain (2010)

 

Atelier lecture du 12 avril

Bonjour à chacune et chacun !

Le temps s’est échappé à vive allure et Sylvie nous manque déjà. Mais nous espérons sa présence grâce à Skype pour le prochain atelier lecture du vendredi 12 avril prochain…

Où se tiendra-t-il ? Chez Dorothée, notre hôtesse pour les prochains ateliers de la saison 2018-2019…

Nous parlerons d’« Harjunpää et le prêtre du mal », un roman policier écrit par Matti Yrjänä Joensuu en 2003. L’auteur est inspecteur divisionnaire à la brigade criminelle d’Helsinki comme son héros récurrent, Timo Harjunpää.

Son oeuvre riche et dense est composée d’une douzaine de romans policiers. Son personnage principal est dépressif et sans illusion sur la nature humaine, mais empreint d’humanité et de compassion.

« À Helsinki, prendre le métro devient de plus en plus dangereux. Quand on retrouve le cadavre d’un homme pris sous une rame, le premier réflexe des policiers est de penser à un suicide. Mais l’inspecteur principal Timo Harjunpää n’y croit pas. Pour lui, pas de doute, il s’agit d’un crime prémédité et méthodique…

Alors qu’il s’active, à l’abri d’un local désaffecté perdu dans le réseau ferré de la capitale finlandaise, un illuminé se prend pour le prophète d’une divinité tellurienne en l’honneur de qui il doit commettre des sacrifices. La prochaine victime est déjà choisie…

Pris dans une course sanglante contre la montre, Harjunpää arrivera-t-il à déjouer les maléfices du prêtre du mal ? »

Joensuu distille dans ce roman une ambiance désagréable qui progressivement nous enveloppe au fil des pages, un peu à la manière de certains thrillers américains.

Usagers dépressifs du métro, prenez le tram, vous êtes prévenus !

Le deuxième roman au programme de l’atelier d’avril est « En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki, une écrivain et réalisatrice américaine née dans le Connecticut, d’un père américain et d’une mère japonaise.

« Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire.

Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Baie Desolation, Colombie britannique, Canada, 2011 Écrivain privée d’inspiration, Ruth découvre sur une plage un sac abandonné. Sans doute un des multiples restes du tsunami de 2011, qui s’échouent régulièrement sur les plages canadiennes. Mais ce sac cache bien des secrets : à l’intérieur, un bento Hello Kitty qui renferme un journal intime, reprenant la couverture originale de À la recherche du temps perdu, mais aussi un vieux carnet et quelques lettres illisibles.

Piquée par la curiosité, Ruth entreprend de résoudre l’énigme et de traduire le journal. Elle découvre l’histoire de Nao Yasutani, adolescente japonaise de seize ans. Dans l’univers feutré de leur maison canadienne, Ruth et son mari, Oliver plongent dans l’intimité d’une jeune fille déracinée qui, après une enfance passée dans la Silicon Valley, a dû regagner Tokyo, sa ville natale, terre inconnue dont elle ne maîtrise pas les codes.

Un retour brutal, le début du calvaire pour Nao : humiliée par ses camarades, la jeune fille se réfugie un temps chez son arrière-grand-mère, Jiko, fascinante nonne zen de 104 ans, ancienne anarchiste féministe, qui vit dans un temple près de Fukushima. Là, Nao apprend à être attentive à l’instant présent, à écouter les fantômes. Celui de son grand-oncle, Haruki Ier.

Nao va mieux, jusqu’à ce jour tragique à l’école. Privée de tout lien avec ses parents, la jeune fille dérive de nouveau. Au risque de se perdre complètement… À des milliers de kilomètres, Ruth n’a qu’une obsession : sauver Nao. Mais comment la retrouver ? De quand date ce journal ? Ce peut-il que la jeune fille ait disparu, emportée par le tsunami ? »

À très bientôt !

 

Atelier lecture du 12 avril

 

 

Tarte aux myrtille finno-normande

16h30, au chaud dans le café Carusel, je regarde par la baie vitrée la mer grise, les vagues soulevées par le vent qui aspergent la digue au loin et la neige mouillée qui tombe en cette fin d’après-midi du dimanche 17 mars..

Le printemps météorologique devant Carusel dimanche 17 mars

Certes, les korvapuusti de Carusel sont excellentes, mais dans le gris ambiant de ce weekend qui, du point de vue météorologique, fait déjà partie du printemps, j’ai soudain un violent désir d’été et de tartes aux myrtilles, souvenir de Finlande bien sûr, mais également souvenir de cueillettes mémorables sur le mont Lozère !

Alors pourquoi ce titre de « tarte aux myrtille finno-normande » ?

Parce que la pâte de la tarte que je réalise ici en Finlande est basée sur une recette familiale normande et que le fond de tarte, lui, utilise un ingrédient magique typiquement finlandais. Quant aux myrtilles, en cette saison, c’est forcement du surgelé, « findus » bien sûr 🙂

La pâte à tarte

Quand j’étais petit, ma curiosité gourmande m’amenais à surveiller avec amour, le processus de fabrication des repas que ma mère préparaient, et particulièrement les desserts, cela va de soi !

La pâte ni sablée, ni brisée, mais piquée 😉

À cette époque, le lait était du vrai lait de vache, frais du jour et non-transformé ni pasteurisé. Il était livré dans une bouteille de verre consignée, avec juste une capsule d’aluminium sertie pour la fermer.

Au bout de quelques heures, la crème se déposait au sommet de la bouteille à large col. Du printemps à l’été, quand l’herbe est luxuriante, il n’était pas rare que ma mère récupére plus d’un centimètre d’épaisseur de crème en haut du goulot.

Elle la mettait dans un pot prévu à cet effet, et au bout de quelques jours, il y en avait suffisamment pour faire une pâte à tarte, aux pommes, bien sûr, car j’habitais en Normandie. Cette pâte n’est ni brisée ni sablée, mais intermédiaire, une recette secrète de grand-mère, transmise de génération en génération…

La fin de la vente du lait entier non pasteurisé en bouteille de verre a sonné le glas à la récupération de la crème de lait pour ma mère, mais finalement, celle vendue liquide, à 36 g de matière grasse, a par la suite fait parfaitement l’affaire en remplacement. Ouf !

Ma mère, comme un maître pâtissier professionnel, refusait d’écrire ses recettes et d’en donner les mesures précises. Les normands en général ne sont guère prolixes ! À force d’expérience, elle savait ajuster le volume de farine et de crème en fonction de leurs qualités, pour obtenir la pâte idéale..

Mais elle m’a donné deux indices cruciaux : la pâte doit être très peu pétrie pour ne pas devenir élastique et doit être limite collante au doigt.. Avec ces indices, j’ai réussi à trouver le poids de farine qui correspond le mieux au mélange avec 20 cl de crème liquide à 36 g de matière grasse : 210 à 220 grammes de farine !

Les derniers indices cruciaux pour la pâte, c’est l’absence de sucre, une pincée de sel et la présence de 10 g de levure chimique pour l’aérer et la lever. C’est tout !

Le fond de tarte

Dans la recette initiale de la tarte aux pommes de ma mère, il n’y avait pas de fond de tarte. Mais avec les myrtilles, c’est nécessaire, ne serait-ce que pour adoucir l’acidité naturelle des fruits.

Le fond de tarte à base de « maitorahka » ou de « brousse »..

L’ingrédient idéal mystère que j’ai découvert par essais et erreurs est 250 g de « maitorahka » un fromage blanc finlandais dont le processus de fabrication est « chauffage et acidification de lait de vache ».

Cela ressemble étrangement à de la « brousse » égouttée, fabriquée à partir de lait de vaches chauffé et coagulé au vinaigre qu’à du fromage blanc standard peu égoutté, dont la coagulation lactique est obtenue avec de la présure.

Il est important, en France, d’utiliser de la brousse, car le fromage blanc ordinaire ou le yaourt contiennent trop d’eau et le rendu sera beaucoup trop « liquide », notamment avec des myrtilles surgelées.

Le premier ingrédient pour solidifier le fond de tarte est un œuf entier auquel on ajoute 100 g de sucre avant d’y introduire le maitorahka. On peut, par mesure de sûreté, y ajouter un deuxième solidifiant, avec une cuillère à café de farine de maïs ou de pomme de terre.

Les myrtilles

L’idéal, ce sont 500 à 600 g de myrtilles fraîches que l’on a cueilli soit même.. ou pas 😉 . Avec les myrtilles surgelées, il faut avoir la patience de les faire dégeler totalement et de bien les égoutter, quitte à perdre un peu de jus, mais à gagner en « solidité » de l’ensemble.

Avant d’égaliser les myrtilles et le saupoudrage de sucre

Un saupoudrage de sucre en poudre (ou glace) sur le dessus des myrtilles sera parfait pour terminer le travail de préparation avant l’enfournage.

La cuisson

La pâte n’est pas précuite et la tarte enfournée entière. La durée et la température dépendent tellement du four qu’il faut procéder parfois à des ajustements pour que la pâte du fond soit assez cuite et les bords non brûlés.

La tarte aux myrtilles finno-normande 🙂

En règle générale, dans un four à chaleur tournante à 200 °C, la durée est proche de 35 minutes.

A vous d’essayer ! 🙂

Recette

Pâte

  • 215 g de farine de blé type 45
  • 20 cl de crème liquide à 36 g de matière grasse
  • 10 g de levure chimique
  • 1 pincée de sel

Fond de tarte

  • 250 g de maitorahka ou brousse égoutée
  • 1 œuf
  • 100 g de sucre en poudre
  • 1 cuillère à café de farine de maïs ou de pomme de terre

Fruits

  • 500 à 600 g de myrtilles
  • saupoudrage de sucre

Cuisson 35 minutes à 200 °C

 

Balade verte à Helsinki – la péninsule de Kallahdenniemi

Balade à Kallahdenniemi – La carte du parc – © Mounia

À l’est d’Helsinki, Kallahdenniemi est une grande péninsule située près de Vuosaari. Avec ses réserves naturelles (Natura 2000), ses hautes forêts de pins, ses belles plages de sable aux eaux peu profondes et ses prairies naturelles, Kallahdenniemi est un des joyaux verts cachés d’Helsinki.

Forêts lumineuses de pins géants – © Ioulia

La péninsule est reliée au continent par une étroite crête, Kallahti esker – une formation fluvio-glaciaire se présentant sous la forme d’une crête allongée. C’est une réserve naturelle depuis 1973 qui abrite des forêts lumineuses de pins géants de plus de 150 ans, grâce à son sol sablonneux.

Sur le bord de l’esker Kallahti, vue sur la mer – © Ioulia

Le terrain serpente et rencontre lentement la mer ouverte de chaque côté avec une vue sur les belles plages et le port de plaisance de Kallahti. Les zones aquatiques entourant la péninsule de Kallahdenniemi, ainsi que la prairie côtière de Kallahdenniemi font partie du réseau des sites naturels de l’UE.

La plage de Kallahdenniemi – © Ioulia

La plage de Kallahdenniemi est une belle et grande plage de sable entourée de dunes de sable. Les eaux ici sont très peu profondes, faisant de cette plage un endroit très populaire et familial pendant les mois d’été.

La pointe de la péninsule de Kallahdenniemi – © Ioulia

À la pointe de la péninsule, le vaste pré naturel est le résultat du rebond post-glaciaire. La prairie est apparue au cours des deux cents dernières années ! Autrefois, la pointe de la péninsule de Kallahdenniemi – Kuningartar, la Reine – était une île séparée. Les îlots voisins ont des noms compatibles comme Prinssi – Le Prince, Prinsessa – La Princesse et Voirasia – le beurrier ? 😉

Café Monami – © Ioulia

Nous avons fini notre périple hivernal au chaud dans le café-restaurant Monami, situé dans une magnifique et grande maison en bois. Ambiance et cadre super, avec un lounas à 8,50 € ! Ce café est situé à 5 minutes à pied du métro « Rastila », juste avant le terminus de « Vuosaari ».

Kallahdenniemi – © carte OpenStreetMap

Nous reviendrons ! 😎