Café virtuel du 25 février

Nouvel arrivant dans la région d’Helsinki ou expatrié de longue date, vous êtes invité au prochain café virtuel des « francophones d’Helsinki » où chacun pourra discuter, échanger des informations ou tout simplement faire une pause entre ami(e)s. Ce « café » aura lieu via l’application Zoom :

 le jeudi 25 février à partir de 10h30, heure d’Helsinki

Pour participer à ce nouveau café virtuel, vous n’aurez qu’à cliquer jeudi 25 à 10h30 sur ce lien. Il vous mettra en relation vidéo directement avec nous ou vous invitera au préalable à installer l’application Zoom si ce n’est déjà fait.

Ce café est ouvert à tous, indiquez-nous seulement votre future présence en remplissant ce formulaire. À jeudi !

Du domaine des Murmures


Carole Martinez, enseignante de français en congé de maternité, commence en 2005 la rédaction de son premier roman « Le Cœur cousu », inspiré des histoires racontées par sa grand-mère. Publié en 2007 à  seulement 3000 exemplaires, le bouche-à-oreille des libraires le fera connaître. Il recevra trois prix, dont le prix Renaudot des lycéens.

Son deuxième roman « Du domaine des Murmures », nominé au Goncourt 2011 et qui obtiendra finalement le prix Goncourt des lycéens, était au programme du vendredi 12 février de l’atelier lecture des francophones d’Helsinki. Continuer la lecture de « Du domaine des Murmures »

Café virtuel du matin – 18 février

Le prochain café virtuel ou chacun pourra discuter, échanger des informations ou tout simplement faire une pause entre ami(e)s avant d’aller récupérer les enfants de l’école aura lieu via l’application Zoom :

 jeudi 18 février à partir de 11h, heure d’Helsinki

Pour participer à ce nouveau café virtuel du matin, vous n’aurez qu’à cliquer jeudi 18 sur ce lien qui vous invitera à installer l’application Zoom si ce n’est déjà fait.

Inscrivez vous préalablement ci-dessous. Ce café est ouvert à tous, nouveaux arrivants sur Helsinki ou anciens, même repartis sous d’autres horizons 😉

Laskiaispäivä – le mardi gras finlandais

Cette fête trouve ses racines à la fois dans la tradition religieuse et païenne. Ce jour peut s’assimiler au mardi gras, laski = gras, gros.

La période commence 7 semaines avant Pâques du dimanche au mardi, mais le jour le plus important est le mardi d’où mardi gras. Ce jour la, on mange gras car ensuite, commencera le carême, donc le jeûne .

Autour de cette période s’associe nombres de croyances, de traditions, d’interdits et de prédictions, essentiellement tournant autour du travail des femmes, soins aux animaux de la ferme ou à la culture des produits servants au tissage comme le chanvre ou le lin.

Les femmes devaient laisser leur cheveux défait et les brosser énergiquement afin que le chanvre pousse mieux. On se rendait au sauna durant la journée. Au sauna, il était interdit de parler car on croyait alors que les moustiques ne nous dévoreraient pas durant l’été si on gardait le silence..

Il y avait également nombres de croyances concernant le repas. On mangeait gras, des saucisses , des pieds de porcs , de la soupe de petits pois, des haricots et bien entendu les fameuses « laskiaispulla » qui sont des pains au lait avec de la chantilly et de la pâte d’amande.

Un repas bien gras assurait une bonne production des vaches laitières et des cochons bien joufflus. Le gras devait couler sur les doigts, on ne l’essuyait pas car cela donnait parait il une bonne poigne pour manier la faux. Le repas était à disposition sur la table durant le mardi gras, car on pensait que cela assurerait l’abondance pour l’année entière.

Célébration de Laskiainen à Kaivopuisto – © yle AREENA

La période du mardi gras inclut des jeux d’hiver.. comme la descente en luge, des parcours. Plus loin on glissait et plus les vêtements des personnes étaient blanc, plus le lin sera beau et dru.

Deux liens web pour les intéressés:

D’innombrables traditions

L’art de faire la fête différemment

Jeudi 11 février : Promenade sur la mer gelée

L’idée bien givrée de la semaine : une petite balade de 2 kilomètres sur la mer gelée !  On traversera la mer de la plage de Hietsu à l’île de Seurasaari (l’île aux écureuils).

Émotions garanties et de très belles photos à faire. Au retour, on pourra aller se requinquer à la terrasse du café Regatta.

Rendez-vous jeudi à 10h devant la station de métro de Kamppi qui donne sur la rue Runeberginkatu, en face de l’hôtel Radisson Blu. 

Promenade sur la mer gelée

Traductrice-Interprète

Français – Anglais – Espagnol

 

plus de 20 ans d’expérience internationale

  • interprétariat simultané de conférences
  • interprétariat consécutif conférences, discussions bilatérales, rencontres ministérielles, délégations étrangères, échanges entre entreprises……
  • traductions commerciales, notices techniques ……..

Le jour de Runeberg et ses petits gâteaux

J. L. Runeberg par A. Edelfelt, 1893

Runebergin päivä, le 5 février

Le mois de février est un mois symbolique pour la culture finlandaise, un mois ou l’on se régale aussi.

Tout d’abord, qui est Johan Ludwig Runeberg ?

C’est un poète, un écrivain et un journaliste, dont le travail est considéré comme crucial pour la culture du pays. Le jour consacré à ce poète, le 5 février, est un jour ou est hissé le drapeau national.

Il est né à Pietarsaari dans une famille suédophone. Son père était capitaine.

Il étudia le grec et le latin à l’université de Turku et travailla en tant que professeur à domicile pour payer ses études. Il s’intéressa à la guerre de Finlande (1808-1809), s’entretint avec des vétérans, ce qui influença son œuvre. Il acheva son master en philosophie en 1827.

Il devint ensuite lecteur à l’université d’Helsinki et enseigna au lycée d’Helsinki. Il se maria avec Fredrika Tengström dont il eu huit enfants, six seulement survécurent.

A Helsinki, il travailla au « Helsingfors Morgonblad » (« Helsingin Aamulehti ») entre autre, en qualité de critique littéraire. Il fut membre actif de la « Lauantaiseuran toiminta », un club ou les lettrés se réunissaient pour parler de politique, d’art et de philosophie. Cette association comprenait des membres célèbres, tels Elias Lönnrot et J. V. Snellman.

Il emménagea à Porvoo en 1837 ou il travailla en tant qu’enseignant en langue et par la suite, en tant que directeur du collège. En 1839, le Tsar lui octroya une pension à vie et il fut gratifié de la médaille d’or de l’Académie de Suède ainsi que les insignes des chevaliers nordiques et de Russie.

Runeberg fut victime d’un AVC en 1863 et mourut le 6 mai 1877.

Runeberg était comme la plupart des hommes influent de son époque, marqué par le romantisme dont les thèmes principaux étaient l’amour, l’amour de la patrie, les voyages, les épopées dans les pays lointains, l’histoire, la vie des peuples. La nature a joué un rôle important et les phénomènes naturels ont été utilisés pour décrire les émotions les plus profondes de l’homme.

Et maintenant, la recette de Frederika

runeberin tortut, DR

Ingrédients, pour 6 parts :

  • 150 gr de beurre ou de margarine
  • 1 dl de sucre
  • 1dl de sucre farine (fariinisokeri en finnois, je crois de la traduction exacte est : cassonade)
  • 1 ½ dl de farine de blé
  • 1 ½ dl de chapelure ou si vous avez des restes de petits gâteaux au gingembre (piparkakku en finnois)
  • 1 ½ cuillère a thé de poudre levure
  • 2 œufs
  • 1 dl de crème ou de lait
  • 1 dl d’amande en poudre

pour humidifier :

  • 1/2 dl de rhum ou punch
  • 1/2 dl d’eau
  • 2 cuillère à soupe de cassonade

Décoration : Marmelade de framboise

Glaçage, préparation :

      • Enduire de beurre et de chapelure les moules ou des tasses pouvant aller au four (contenance: 1 ½ dl)
      • Faire ramollir la margarine ou le beurre , le sucre et la cassonade
      • Ajouter les œufs a température de la pièce un par un
      • Mélanger les produits secs entre eux et rajouter lentement le précédent mélange
      • Rajouter la crème en mélangeant rapidement
      • Mettre le mélange dans les tasses à café, ou dans les moules
      • Faire cuire à 200° durant 20-25 min.
      • Préparer le rhum , l’eau et la cassonade dans une casserole et faire chauffer jusqu’à ce que le sucre se soit bien dilué
      • Verser la préparation sur les gâteaux tiédis et laisser les gâteaux s’imbiber jusqu’au lendemain
      • Démouler et servir
      • Décorer avec la marmelade et entourer de glaçage

Atelier lecture le vendredi 12 février 2021

Bonjour à toutes et tous !

En cette période de relatif confinement, quoi de plus opportun que la découverte d’un univers magique, celui des recluses du Moyen-Age, restitué dans la langue d’aujourd’hui par l’enchanteresse Carole Martinez dans son roman « Du domaine des Murmures » paru en 2011.

En filigrane, il y sera question du peu de place laissé aux femmes au 12ème siècle, à la violence et à la spiritualité de cette époque lointaine. Mais avant tout, ce roman de 220 pages est palpitant, touchant, ébouriffant voire décoiffant.

Au programme également le polar de l’inénarrable et facétieuse chercheuse et auteure de polar Fred Vargas, « Quand sort la recluse », dont l’excellente adaptation pour la télévision, d’une durée de 3 heures, est probablement disponible sur YouTube.

À vendredi 12 février, 10 heures (UTC+02:00) !

Cliquez sur le lien pour participer à la réunion Zoom

mot de passe: murmures

État de l’édition française en 2020

Un condensé de plusieurs articles d’E. Sutton parus sur idboox.com.

En 2019, environ 80 mille livres imprimés ont été déposés à la BnF dont 20 % en autoédition. Depuis 10 ans avec l’arrivée du « Kindle » et des services d’impression à la demande, le dépôt légal de l’autoédition a plus que doublé, et c’est sans compter les livres numériques non-imprimés et ceux des auteurs qui ne déposent pas leurs livres à la BnF ! 60% des livres reçus sont dans les catégories littérature et art, 21% en philosophie, histoire et sciences de l’homme, 10% en Droit, économie et politique et 9% en sciences et techniques. Les chiffres 2020 ne sont pas encore connus.

En 2020, malgré les confinements et la fermeture des librairies il n’y a pas eu d’effondrement des ventes de livres. La baisse par rapport à 2019 n’est que de 2% et cette estimation ne tient pas compte des ventes de livres numériques. D’après le Président du Syndicat national de l’édition, il y a une grande disparité. Le parascolaire fait +4%, la BD +6% et la littérature -0,4% alors que d’autres segments sont gravement touchés comme les guides de voyage qui ont baissé de 50%, résultat logique avec le confinement. Continuer la lecture de « État de l’édition française en 2020 »

Recette et tradition de la chandeleur

Un peu tard peut être mais qu’a cela ne tienne, des crêpes, nous pouvons en manger les autres jours ! Mais d’où vient cette tradition de la chandeleur ?

Les crêpes de la Chandeleur, c’est aujourd’hui… et Dieu sait que c’est bon 😉

En fait à l’origine, il s’agit comme bien souvent dans notre calendrier rythmé par les gourmandises d’une fête religieuse, la Candelousa, ou la Fèsta de las Candelas, la fameuse fête des cierges bénits que traditionnellement on portait en ce 2 février en procession à travers les rues de nos villes et villages.

Faut-il y voir un héritage des fêtes païennes du soleil, qui avait lieu dans ces eaux-là, ou encore un rappel de la fête de Nostra Dona de la Candelousa, pendant laquelle on bénissait également les fameuses navetas, pâtisserie populaire en forme de petites barquettes parfumées à l’anis ou à la fleur d’oranger, qui rappelaient l’embarcation qui conduisit Lazare et les trois saintes sur notre rivage des Saintes-Maries ?

Toujours est-il que cette fête était très importante pour nos prédécesseurs. En ce 2 février, nos ancêtres avaient pour coutume de procéder à la bénédiction des chandelles de couleur verte qui étaient sensées protéger les membres de la famille lors des colères divines qui se manifestaient sous forme d’orages et de grêles.

Alors si aujourd’hui vous n’allez pas bénir votre cierge pour vous protéger des attaques du ciel, n’hésitez pas quand même à vous plier au plaisir de faire sauter les crêpes, une pièce d’or dans la main libre, comme le veut la tradition, pour vous assurer de l’argent toute l’année.

Voici une recette de crêpes toute languedociennes, bien généreuse, relevée dans l’exceptionnel ouvrage « La cuisine secrète du Languedoc Roussillon » d’André Soulier, un gourmet que j’ai bien connu.

Alors voila sa recette des crêpes à la cévenole qui lui avait transmise par Georges Comingre, un marchand des Halles Castellanes de Montpellier :

    « Pour la pâte à crêpes, mettre dans une terrine :

  • 500 g de farine tamisée, un soupçon de sel et 200 g de sucre en poudre.
  • Ajouter une demie gousse de vanille et incorporer un à un, et en travaillant à la cuillère en bois, 8 œufs entiers et 4 jaunes.
  • Verser ensuite 750 ml de lait et de 2 cuillerées de crème fraîche, un demi petit verre d’aïgueardente et 25 g de beurre légèrement bruni au feu.
  • Laisser reposer le temps de préparer l’accompagnement, la pâte de marrons au naturel.
    Pour la pâte de marrons au naturel :

  • Ecraser 300 g marrons nature que l’on aura fait bouillir. Sucrer, mettre une cuillère crème fraîche, 2 cuillerées de la même eau-de-vie et pétrir jusqu’à obtenir une pâte dont on tartinera les crêpes confectionnées au fur et à mesure ».

Je ne peux que vous conseiller de les accompagner d’un verre de clairette d’Adissan,  ou d’un muscat, pour quoi pas celui purement exceptionnel du Clos de Miège, sur ses terres de Vic-la-Gardiole.

Et n’oubliez pas que s’il fait beau pour la chandeleur, l’hiver dure quarante jours de plus… Alors vous voilà prévenus

Bon appétit à tous… Amitiés…

(emprunté sur la page Patrimoine/Montpellier)