La guerre au virus ne se fera pas les doigts dans le nez

La guerre au virus ne se fera pas les doigts dans le nez.

Décidément, cette épidémie nous oblige à acquérir de nouveaux talents, comme ne pas se toucher le visage : incroyable, le nombre de fois où, autrefois, nous nous caressions le menton ou les lèvres, nous nous grattions le nez, nous nous frottions les yeux, sans mentionner les gestes secrets de nos vies d’avant.
Tout cela est du passé.
Certes la peur du virus est toujours là, et tant mieux car elles nous motive pour nous protéger nous et toute l’humanité par la même occasion : nous en apprenons tous les jours sur la contamination par gouttelettes catapultées par la toux et les éternuements et susceptibles d’atterir traîtreusement sur les emballages de produits alimentaires. Sauf qu’en fait, des aérosols seraient émis même en parlant ou en respirant, et que ces particules flotteraient gentiment, se déplaçant au grès des courants d’air. De plus, la différence entre gouttelettes et aérosols datant des années 50 seraient dépassées …
Tout cela nous plonge dans un abîme d’incertitude quant à la suite des évènements, la recherche pour juguler cette épidémie n’en étant qu’à ses balbutiements.
D’où une nouvelle vertu que cette situation nous permet de découvrir : la patience, la résilience, la confiance en l’avenir, malgré tout. Nous apprenons petit à petit à supporter notre fragilité et à comprendre encore plus que jamais, dans le meilleur des cas, que l’amour de nos proches est notre univers, notre île, notre forteresse.
De plus, quel plaisir pour 50% des télétravailleurs (chiffre tiré d’un sondage finlandais parû hier) de pouvoir profiter de leur intérieur, peut-être aussi de leurs proches et d’user leurs vieux vêtements préférés … Plus besoin de se demander que porter le lendemain, de faire les magasins, d’aller chez sa coiffeuse … Au diable les apparences, cela valant aussi pour nos petits et nos ados.
Haro sur les spectacles ou les bd gratuits en ligne – par exemple le cirque du soleil, Dargaud éditeurs, les opéras du monde entier nous permettent d’oublier le Covid-19 : une vraie manne de merveilles.
Car il semblerait que l’art et la musique soient actuellement les meilleures sources d’évasion.
Nous avons dû fournir des quantités d’énergie incroyables pour nous adapter au confinement, nous construire de nouveaux repères : dans mon cas, j’ai même fini par renoncer à aller faire mes courses moi-même et ai maintenant recours à www.kauppahalli24.fi et à kauppa.foodmarketherkku.fi.
Pour moi, faire des vocalises, regarder un opéra tous les 3-4 jours et écouter de la musique sont les nouvelles échappées que je parviens à m’octroyer. Je n’arrive pas à lire de littérature ou à continuer à apprendre le russe, mes activités quotidiennes d’avant la crise du coronavirus.
Là aussi un changement sans doute temporaire s’est produit malgré moi et il semblerait qu’un tel phénomène concerne bon nombre d’entre nous.
Le jour où ce satané virus sera jugulé, que restera-t-il de bon de cette expérience partagée par toute l’humanité ? Et si nous en rêvions ….
Prenez-bien soin de vous et portez-vous bien.

3 réflexions sur « La guerre au virus ne se fera pas les doigts dans le nez »

  1. Quel bonheur de retrouver ta jolie prose dans ce billet d’humeur! Merci Marie-Noëlle!
    Prend bien soin de toi aussi. Et vivement en effet qu’on puisse faire le point sur ce qu’il restera de bon de tout ça…

  2. C’est si bien écrit Marie-Noëlle! Merci pour ce partage et de transmette ta vision des choses et ta nouvelle organisation adaptée! Oui, puissions nous en tirer des enseignements positifs et … pouvoir continuer a les appliquer.. je rêve moi aussi avec toi

  3. Un grand merci Marie-Noëlle pour tes mots et tes bons plans (BD et spectacles) dont je n’avais pas connaissance et que je me suis empressée de partager avant d’en profiter moi-même ! Prends soin de toi.

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