Consultation de projets en cosmétique naturelle : COMPLET (Je vous remercie toutes et tous)

Chers toutes et tous,

Dans le cadre de mon activité sur les cosmétiques, j’aimerais vous consulter et recueillir vos avis et idées concernant quelques-uns de mes projets.

L’idée étant pour moi de juger de l’intérêt qu’ils pourraient susciter et de leur pertinence. Cette rencontre sera également l’occasion d’échanger connaissances et astuces en matière de consommation de produits de soins éthiques et écologiques (hygiène et beauté).

Pour cela, je vous propose une rencontre au sein de la bibliothèque centrale Oodi le jeudi 18 avril 10.20-11.50, Ryhmätila 10, deuxième étage.

La rencontre sera conduite en Français ou en anglais, selon les participants présents.

La salle peut accueillir un maximum de 7 personnes, je vous remercie donc de vous inscrire au préalable.

Programme :

  • Compréhension de la biologie de la peau et son fonctionnement pour une consommation éclairée : mise à disposition d’échantillons d’huiles végétales.
  • Consommation cosmétique (Réflexion/Echange) :
    1. De la frénésie au minimalisme,
    2. Limites de la cosmétique naturelle,
    3. Vers une salle de bain zéro déchet : bénéfices, limites, astuces.
  • Discussion autour de quatre projets : Savonnerie artisanale, personnalisation en cosmétique, ateliers cosmétiques et zéro déchet.
  • Un petit brainstorming…..

Je suis impatiente de vous retrouver ! Merci de votre soutien!

Merci de vos inscriptions à cette rencontre, notre équipage est maintenant au complet, la salle ne pouvait accueillir que 7 personnes. Les inscriptions sont donc closes.

Le parcours des trois verrières

Nous arrivons une dizaine de minutes avant l’ouverture des serres du jardin botanique de Kaisaniemi à 10h. Cela nous laisse le temps d’aller prospecter les jardins en quête des premières pousses printanières.

Peine perdue. Pas le moindre début de floraison en vue. Nous voilà boudeurs à pester contre l’injustice qui nous prive de ce printemps dont tout le monde parle. Puis, nous tombons en extase. Là, juste devant la serre principale, un parterre tout à fait terne, bien que percé à intervalles réguliers de petits panneaux signalétiques prometteurs, révèle une gerbe violette, encore très discrète. Et nous de s’exclamer fous de joie « Oh! des crocus » !

La fiche signalétique nous corrige : il s’agit de Colchicum bulbocodium (Campanette). Les botanistes en herbe du groupe nous apprendront un peu plus tard que la fleur du Colchique (plante toxique attention) a six étamines, tandis que celle du Crocus n’en a que trois. Nous apprenons du reste que les colchiques ne fleurissent donc pas qu’en été. Et que le bonheur n’est pas que dans le pré, un parterre de fleurs faisant très bien l’affaire.

L’effet est immédiat. L’immersion dans la serre tropicale du jardin botanique de Kaisaniemi nous met tous dans un état de bien-être euphorique. Toute cette verdure, ces odeurs, ces couleurs, cette humidité chaude : on en avait besoin.  Et ce bien-être sous cloche est gratuit avec la carte musée.

Désormais prêts à faire face à ce dehors terne et poussiéreux, nous quittons notre première verrière. Nous traversons le pont de Pitkäsilta et allons acheter des victuailles au marché couvert de Hakaniemi. Le bâtiment provisoire pendant les travaux du marché couvert d’Hakaniemi (réouverture prévue pour juin 2020) est une belle verrière, pleine de lumière. Saviez-vous que le premier dimanche de chaque mois de 10h à 16h, la place d’Hakaniemi accueille les petits producteurs  pour un traditionnel Maalaismarkkinat en plein air.

Nous longeons ensuite la Tokoinranta de la baie Elaintarha et prenons le pont qui surplombe le chemin de fer pour rejoindre Töölölahti. Nous sommes bientôt devant le Jardin d’hiver d’Helsinki qui est la troisième étape de notre balade.

Le mur des orchidées à lui seul vaut presque le détour.

Ce jardin d’hiver est gratuit. Toute l’aile côté ouest est aménagée pour l’instant pause. On peut s’installer à une table et rêvasser tranquillement, ou comme nous, amener des provisions et organiser un déjeuner  avec des amis. Vérifiez les horaires d’ouverture avant de planifier votre visite.

La version privée de cet article nécessite d’être logué. Connectez-vous !

Série TV  » Victor Hugo, ennemi d’État « 

Une mini-série française sur la chaîne Yle Teema Fem cette semaine :

Victor Hugo, ennemi d’État

Diffusion sur Yle Teema Fem du mardi 26/03 au vendredi 29/03 à 20h. Disponible aussi sur la plateforme en ligne Yle Areena à partir du 26/03 et pendant 3 mois.

Synopsis :

Paris, en 1848. Victor Hugo, 46 ans, est célèbre depuis son roman « Notre-Dame de Paris ». Mais il n’a rien publié depuis la mort de sa fille Léopoldine, cinq ans auparavant. Sa vie privée se partage entre son foyer et ses deux maîtresses, Juliette Drouet, et la jeune Léonie d’Aunet. Quand la Révolution éclate et proclame la République, Hugo soutient le vent d’émancipation tout en craignant que le socialisme grandissant ne mène au chaos. Il devient député du côté des royalistes. Pour gagner en influence, il lance un journal avec ses deux fils et, bientôt, s’enflamme pour celui qui va devenir le premier Président de la République : Louis Napoléon Bonaparte…

Trois verrières et un piquenique presque estival ce mercredi 27/3

C’est le printemps, tout ne semble qu’être floraison, éveil merveilleux de la nature: petites fleurs ceci, petites fleurs cela. On s’émeut déjà des glycines fleuries, des cerisiers en fleurs. Toute cette extase botanique devient agaçante, pour nous, qui ne pouvons qu’imaginer ce printemps charmant, tandis que la neige qui se décide enfin à fondre, ne dévoile que d’immondes détritus et pas le moindre crocus.

Alors, pour parer à notre frustration printanière, je vous propose une promenade (7 km) jalonnée de deux verrières botaniques, d’une verrière gastronomique et d’un pique-nique dans un cadre verdoyant. Vous pouvez apporter votre pique-nique ou l’acheter en chemin. Nous pique-niquerons dans un endroit où la température est toujours estivale, frileux bienvenus!

Rendez-vous à 9h30 devant la gare d’Helsinki. N’oubliez pas votre carte Museokortti.

 

Verrières

Balade à Arabia ce mercredi 20/03

Météo printanière…ou pas 😉 prendre un bon bol d’air frais fait toujours du bien !

Alors sortons ce mercredi ! Direction Arabia, son quartier moderne-design et son bord de mer, pour arriver à Vanhakaupunki et Lammassaari à travers les roselières.

Accès à lammassaari

Rendez-vous donc mercredi à 9h45 à l’entrée du centre commercial de Arabia (à proximité de l’arrêt Kumpulan kampus – tram 6, entre autres)

 

Arabia 20/03

Tarte aux myrtille finno-normande

16h30, au chaud dans le café Carusel, je regarde par la baie vitrée la mer grise, les vagues soulevées par le vent qui aspergent la digue au loin et la neige mouillée qui tombe en cette fin d’après-midi du dimanche 17 mars..

Le printemps météorologique devant Carusel dimanche 17 mars

Certes, les korvapuusti de Carusel sont excellentes, mais dans le gris ambiant de ce weekend qui, du point de vue météorologique, fait déjà partie du printemps, j’ai soudain un violent désir d’été et de tartes aux myrtilles, souvenir de Finlande bien sûr, mais également souvenir de cueillettes mémorables sur le mont Lozère !

Alors pourquoi ce titre de « tarte aux myrtille finno-normande » ?

Parce que la pâte de la tarte que je réalise ici en Finlande est basée sur une recette familiale normande et que le fond de tarte, lui, utilise un ingrédient magique typiquement finlandais. Quant aux myrtilles, en cette saison, c’est forcement du surgelé, « findus » bien sûr 🙂

La pâte à tarte

Quand j’étais petit, ma curiosité gourmande m’amenais à surveiller avec amour, le processus de fabrication des repas que ma mère préparaient, et particulièrement les desserts, cela va de soi !

La pâte ni sablée, ni brisée, mais piquée 😉

À cette époque, le lait était du vrai lait de vache, frais du jour et non-transformé ni pasteurisé. Il était livré dans une bouteille de verre consignée, avec juste une capsule d’aluminium sertie pour la fermer.

Au bout de quelques heures, la crème se déposait au sommet de la bouteille à large col. Du printemps à l’été, quand l’herbe est luxuriante, il n’était pas rare que ma mère récupére plus d’un centimètre d’épaisseur de crème en haut du goulot.

Elle la mettait dans un pot prévu à cet effet, et au bout de quelques jours, il y en avait suffisamment pour faire une pâte à tarte, aux pommes, bien sûr, car j’habitais en Normandie. Cette pâte n’est ni brisée ni sablée, mais intermédiaire, une recette secrète de grand-mère, transmise de génération en génération…

La fin de la vente du lait entier non pasteurisé en bouteille de verre a sonné le glas à la récupération de la crème de lait pour ma mère, mais finalement, celle vendue liquide, à 36 g de matière grasse, a par la suite fait parfaitement l’affaire en remplacement. Ouf !

Ma mère, comme un maître pâtissier professionnel, refusait d’écrire ses recettes et d’en donner les mesures précises. Les normands en général ne sont guère prolixes ! À force d’expérience, elle savait ajuster le volume de farine et de crème en fonction de leurs qualités, pour obtenir la pâte idéale..

Mais elle m’a donné deux indices cruciaux : la pâte doit être très peu pétrie pour ne pas devenir élastique et doit être limite collante au doigt.. Avec ces indices, j’ai réussi à trouver le poids de farine qui correspond le mieux au mélange avec 20 cl de crème liquide à 36 g de matière grasse : 210 à 220 grammes de farine !

Les derniers indices cruciaux pour la pâte, c’est l’absence de sucre, une pincée de sel et la présence de 10 g de levure chimique pour l’aérer et la lever. C’est tout !

Le fond de tarte

Dans la recette initiale de la tarte aux pommes de ma mère, il n’y avait pas de fond de tarte. Mais avec les myrtilles, c’est nécessaire, ne serait-ce que pour adoucir l’acidité naturelle des fruits.

Le fond de tarte à base de « maitorahka » ou de « brousse »..

L’ingrédient idéal mystère que j’ai découvert par essais et erreurs est 250 g de « maitorahka » un fromage blanc finlandais dont le processus de fabrication est « chauffage et acidification de lait de vache ».

Cela ressemble étrangement à de la « brousse » égouttée, fabriquée à partir de lait de vaches chauffé et coagulé au vinaigre qu’à du fromage blanc standard peu égoutté, dont la coagulation lactique est obtenue avec de la présure.

Il est important, en France, d’utiliser de la brousse, car le fromage blanc ordinaire ou le yaourt contiennent trop d’eau et le rendu sera beaucoup trop « liquide », notamment avec des myrtilles surgelées.

Le premier ingrédient pour solidifier le fond de tarte est un œuf entier auquel on ajoute 100 g de sucre avant d’y introduire le maitorahka. On peut, par mesure de sûreté, y ajouter un deuxième solidifiant, avec une cuillère à café de farine de maïs ou de pomme de terre.

Les myrtilles

L’idéal, ce sont 500 à 600 g de myrtilles fraîches que l’on a cueilli soit même.. ou pas 😉 . Avec les myrtilles surgelées, il faut avoir la patience de les faire dégeler totalement et de bien les égoutter, quitte à perdre un peu de jus, mais à gagner en « solidité » de l’ensemble.

Avant d’égaliser les myrtilles et le saupoudrage de sucre

Un saupoudrage de sucre en poudre (ou glace) sur le dessus des myrtilles sera parfait pour terminer le travail de préparation avant l’enfournage.

La cuisson

La pâte n’est pas précuite et la tarte enfournée entière. La durée et la température dépendent tellement du four qu’il faut procéder parfois à des ajustements pour que la pâte du fond soit assez cuite et les bords non brûlés.

La tarte aux myrtilles finno-normande 🙂

En règle générale, dans un four à chaleur tournante à 200 °C, la durée est proche de 35 minutes.

A vous d’essayer ! 🙂

Recette

Pâte

  • 215 g de farine de blé type 45
  • 20 cl de crème liquide à 36 g de matière grasse
  • 10 g de levure chimique
  • 1 pincée de sel

Fond de tarte

  • 250 g de maitorahka ou brousse égoutée
  • 1 œuf
  • 100 g de sucre en poudre
  • 1 cuillère à café de farine de maïs ou de pomme de terre

Fruits

  • 500 à 600 g de myrtilles
  • saupoudrage de sucre

Cuisson 35 minutes à 200 °C

 

Soirée au Zetor vendredi 22 Mars

Et si on sortait ?!

Pour une fois, c’est en soirée que nous proposons de nous retrouver, autour d’un repas dans le restaurant-ambiance Zetor, Vendredi 22 Mars dès 19h !

"Zetor" est le nom d'une marque de tracteurs

Au cœur du centre ville, on y trouve une ambiance décalée, campagnarde, assez indescriptible 🙂 Un lieu sympa pour manger, boire un verre et danser. Le mieux c’est de venir voir pour comprendre 😉

Afin de finaliser la réservation, merci de confirmer votre participation au plus tôt (lundi 18 Mars au plus tard).

 

Zetor 22/03

Shoplifter et l’expo du bonheur


Un petit article chevelu puisque qu’on a découvert, avec bonheur, l’exposition de cheveux synthétiques colorés de Shoplifter au Kiasma.

L’artiste est islandaise et elle a créé cette exposition, du nom de Nervescape VIII spécifiquement pour le Kiasma pour le thème de l’année autour de la bienveillance.

Cette exposition très colorée et ludique remporte une adhésion immédiate.


Les spectateurs, petits et grands, plongent avec délice dans les chevelures multicolores : tout le monde se prend en photo en bleu, rouge, jaune, ou rose.

L’artiste explique avoir préparé son exposition en essayant d’avoir le regard le plus enfantin possible pour recréer l’émerveillement.

La disposition des cheveux changent de couleur et de formes comme « une escalade de vigne » ou  « les cellules nerveuses du cerveau ».
Le but de l’exposition est justement de provoquer de la joie, et du bonheur pour le spectateur via le toucher, la couleur.


Passionnée par les neurosciences et le bien-être, l’artiste a voulu créé une exposition qui évoque aussi les liaisons dans le cerveau, la lumière et la couleur, provoquant la sérotonine, fameuse hormone du bonheur. Le bien-être apporté par l’exposition a aussi pour objectif de favoriser la bienveillance entre les gens.

L’objectif semble atteint car le public a l’air d’adorer….
Objectif réussi donc pour Hrafnhildur Arnardottir, d’origine islandaise, cela on aurait pu le deviner (Shoplifter est son nom d’artiste plus simple à retenir). L’exposition a lieu du 08.02 au 15.09.2019

Le programme 2019 du Kiasma a pour thème la bonté pour favoriser l’échange, la joie et le don. Chacun peut y participer au 4ème étage dans la galerie : The stage is Yours où vous pouvez créer de manière ludique vos propres œuvres.

Bonne visite !

Shoplifter

Balade verte à Helsinki – la péninsule de Kallahdenniemi

Balade à Kallahdenniemi – La carte du parc – © Mounia

À l’est d’Helsinki, Kallahdenniemi est une grande péninsule située près de Vuosaari. Avec ses réserves naturelles (Natura 2000), ses hautes forêts de pins, ses belles plages de sable aux eaux peu profondes et ses prairies naturelles, Kallahdenniemi est un des joyaux verts cachés d’Helsinki.

Forêts lumineuses de pins géants – © Ioulia

La péninsule est reliée au continent par une étroite crête, Kallahti esker – une formation fluvio-glaciaire se présentant sous la forme d’une crête allongée. C’est une réserve naturelle depuis 1973 qui abrite des forêts lumineuses de pins géants de plus de 150 ans, grâce à son sol sablonneux.

Sur le bord de l’esker Kallahti, vue sur la mer – © Ioulia

Le terrain serpente et rencontre lentement la mer ouverte de chaque côté avec une vue sur les belles plages et le port de plaisance de Kallahti. Les zones aquatiques entourant la péninsule de Kallahdenniemi, ainsi que la prairie côtière de Kallahdenniemi font partie du réseau des sites naturels de l’UE.

La plage de Kallahdenniemi – © Ioulia

La plage de Kallahdenniemi est une belle et grande plage de sable entourée de dunes de sable. Les eaux ici sont très peu profondes, faisant de cette plage un endroit très populaire et familial pendant les mois d’été.

La pointe de la péninsule de Kallahdenniemi – © Ioulia

À la pointe de la péninsule, le vaste pré naturel est le résultat du rebond post-glaciaire. La prairie est apparue au cours des deux cents dernières années ! Autrefois, la pointe de la péninsule de Kallahdenniemi – Kuningartar, la Reine – était une île séparée. Les îlots voisins ont des noms compatibles comme Prinssi – Le Prince, Prinsessa – La Princesse et Voirasia – le beurrier ? 😉

Café Monami – © Ioulia

Nous avons fini notre périple hivernal au chaud dans le café-restaurant Monami, situé dans une magnifique et grande maison en bois. Ambiance et cadre super, avec un lounas à 8,50 € ! Ce café est situé à 5 minutes à pied du métro « Rastila », juste avant le terminus de « Vuosaari ».

Kallahdenniemi – © carte OpenStreetMap

Nous reviendrons ! 😎

František Kupka, à l’Ateneum

František Kupka
František Kupka (1871-1957)

Le peintre tchèque František Kupka est un pionnier de l’art abstrait. Son œuvre est décrite comme étant une poésie de la couleur.

Auto-portrait – 1905

L’exposition du musée Ateneum (22.2.2019 – 19.5.2019) offre une chronologie rare de l’histoire de l’art, avec l’évolution de l’œuvre de Kupka, du portrait traditionnel vers l’art abstrait.

Auto-portrait – 1910

Réalisée avec la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais de Paris et de la Galerie Nationale de Prague, elle est partitionnée en dix périodes représentatives.

Prague – Vienne – Paris
L’amateur de livres – 1899

En 1892, Kupka s’installe à Vienne afin de poursuivre ses études. Son séjour suscite chez lui un intérêt pour la philosophie, la littérature, l’astronomie, l’anatomie, la chimie et les sciences de la vie, ainsi que pour l’occultisme.

La voie de la science – 1903

Lorsque qu’il s’installe à Paris en 1896, il gagne sa vie principalement en tant qu’illustrateur, mais il travaille également en tant que médium. Kupka s’intéresse à la recherche sur le développement de la race humaine et les théories de l’évolution.

Critique sociale – Kupka, l’illustrateur
František Kupka et sa femme – 1908

František Kupka crée un grand nombre de dessins et illustrations pour des magazines et des livres français : illustrations d’actualité et dessins satiriques qui commentent la vie et la politique de l’époque.

Affiche – L’homme et la Terre – 1905

Il s’inspire de ses propres opinions politiques et de ses contacts avec les milieux anarchistes et libéraux de Paris et Prague. Les illustrations de journaux étant reproductibles sans limite, elles sont parfaites à l’idéal de Kupka qui prône un art accessible à tous et démocratique.

Motifs archaïques, personnes des rues
Rouge à lèvres II – 1908

Lorsqu’il abandonne son travail d’illustrateur, Kupka commence à remettre en question l’approche figurative de la peinture. Il étudie les éléments fondamentaux de la composition et explore les rendus géométriques de formes naturelles.

Rouge à lèvres I – 1908

Dans la série intitulée Gigolettes (1908-1910), Kupka utilise comme modèle les prostituées et les souteneurs parisiens, décrivant les sujets contemporains de manière archaïque et stylisée. La manière dont les figures sont représentées rappelle les fresques des palais crétois et minoens.

Le tournant – Les touches de piano, Le lac, 1909

Cette peinture est un tournant pour Kupka. Les touches de piano, Le lac combine des éléments figuratifs et abstraits.

Les touches de piano, le lac – 1909

Dans le coin inférieur, les doigts d’un pianiste tapotent sur des touches noires et blanches qui commencent à flotter dans un lac scintillant. La surface réfléchissante de l’eau semble palpiter à cause de la puissance de la musique, et les touches du piano relient les ondulations au paysage coloré au-dessus duquel des groupes de personnes se promènent.

Plans par couleurs – 1910-1911

Les motifs verticaux du tableau reviendront dans les années à venir dans l’œuvre de Kupka. Ils constituent un élément clé de ses peintures non figuratives et géométriques.

Le ruban bleu – 1910

Le paysage en haut de l’image et les touches du piano en bas nous informe que ce n’est pas la réalité, mais bien une vision évoquée par la musique. Cette œuvre de transition marque son cheminement vers l’art abstrait.

Les surfaces et les couleurs
Plans par couleurs – Grand nu – 1909-1910

Comment peindre le mouvement, la couleur et la lumière ? Kupka s’oriente vers un style de plus en plus simplifié. Il étudie la lumière, les formes géométriques, les surfaces et les couleurs, mais aussi le corps humain. Il utilise sa femme et sa belle-fille comme modèles.

Portrait de famille – 1910

Kupka réalise un très grand nombre d’études sur la manière de représenter le mouvement. La musique est l’une des sources d’inspiration les plus importantes pour lui, les teintes jaune et orange pour représenter les gammes majeures, les bleus et les verts pour les mineures.

L’art musical
Disques de Newton – Étude pour fugue en deux couleurs – 1912

Kupka était fasciné par la dynamique entre l’espace, le temps et le mouvement et leur représentation visuelle. Dans ses études de 1909 à 1912, il explore la représentation du mouvement de nombreuses façons. Au Salon d’automne de 1912 à Paris, Il déclare que son objectif est de créer des œuvres visuelles construites comme une fugue de Bach.

Étude pour Amorpha – Fugue en deux couleurs II – 1910-1911

Dans ses peintures, les zones de couleur chaudes et froides alternent et les structures en forme de spirale et ellipse créent une sensation de mouvement continu.

Étude pour Amorpha – Fugue en deux couleurs et Amorpha, chromatiques chaudes – 1911-1912

Kupka étudie également la lumière colorée filtrant à travers les vitraux des cathédrales médiévales ce qui transparaît dans sa série comportant des verticales.

Le pouvoir de l’abstraction
Autour d’un point – 1920-1925

František Kupka emploie dans son œuvre deux types de formes abstraites: des motifs verticaux répétitifs et des formes tourbillonnantes avec des variations abondantes. Les formes tourbillonnantes suggèrent le mouvement et les verticales, l’immobilité.

Contrastes gothiques II – 1920-1921

L’architecture est une forme d’art importante pour Kupka.Il s’en inspire dans ses peintures, une réalité abstraite construite d’éléments de forme artificielle. Il est tout autant inspiré par les intérieurs de cathédrales gothiques baignés par la lumière des vitraux que par les phénomènes physiques.

Formes et couleurs
Plans de couleur, souvenirs d’hiver – 1915-1923

Dans de nombreuses œuvres, la couleur et la forme sont présentées par paire. La forme du bleu est un motif de diagonales nettes, alors que la forme de l’orange est entièrement consacrée aux formes organiques et douces.

Lignes, plans, espaces. Tentative de profondeur II – 1921-1925

Vers 1925, Kupka abandonne les formes tourbillonnantes et commence à étudier les formes triangulaires, qu’il appela diagonales. Le triangle était pour lui une forme dynamique, associée au profil d’un homme qui marche. Beaucoup de ses peintures contiennent des formes et des dimensions kaléidoscopiques.

La machine esthétique

La plupart des tableaux peint entre 1925 et 1935 sont dans le style « machinisme ». Kupka s’inspire des machines et des usines situées près de son atelier à Puteaux, mais aussi des rythmes du jazz. Ces œuvres représentent une forme de retour à la représentation de la réalité.

Synthèse -1927-1929

Les peintures de Kupka contiennent désormais des éléments mécaniques modernes qui donnent une idée du mouvement régulier et déterminé des machines, symbole de modernisation et d’utopie sociale à l’époque.

Simplicité et abstraction
Peinture abstraite – 1930-1932

Dans les années 1940, František Kupka entame une nouvelle période qui aboutit à une abstraction de plus en plus radicale et qui repose désormais presque exclusivement sur des formes géométriques. Il est revenu sur un thème antérieur, l’étude des diagonales et des formes verticales.

Blanc autonome – 1952

Dans les œuvres de sa dernière période, Kupka recherche encore plus nettement une harmonie dans la simplicité en jouant avec les forces opposées de la masse et du vide, verticales et horizontales.

N.B. Ce texte est un résumé du document de l’exposition

J’ai beaucoup apprécié cette exposition qui retrace l’évolution de la peinture de František Kupka. Elle est très complète et dispose de nombreuses toiles majeures, venant de collections privées et de musées, notamment français.

A voir absolument, jusqu’au 19.5.2019 😉